1re ligue
Fleurier trop faible mentalement!
Fleurier – Interlaken 2-3. Les étoiles du Courrier : *Tissot **Fuchs ***Camarda
Après son précédent revers à Delémont, le CP Fleurier devait prendre des points samedi soir passé, lors de la réception d’Interlaken. Le tour de relégation est ainsi fait que deux des quatre équipes en lice seront reléguées dans quelques semaines. Hélas, les « jaune et noir » ont concédé la défaite bêtement face à Interlaken.
Interlaken n’était pas meilleur mais plus fort dans la tête
Qualitativement meilleur que son adversaire lorsqu’il a produit du jeu, Fleurier a péché pour différentes raisons : manque de percussion offensive, indiscipline et faiblesse mentale. « Nous aurions dû faire la différence durant le deuxième tiers-temps où nous avons eu un nombre incalculable d’occasions », relevait avec justesse Vivian Pelletier. Les Chats sont quand même parvenus à revenir de 0-2 à 2-2 durant ces minutes-là. Ce statu quo allait profiter à l’équipe la plus forte mentalement dans le dernier acte de la partie. Et cette équipe a été Interlaken. Non pas parce qu’elle était meilleure dans le jeu mais parce qu’elle a été plus solide dans la tête.
La peine tombe à 62 secondes de la fin du match
Le mental est toujours un précieux allié. Or, celui des Fleurisans a flanché après avoir encaissé le premier but avec un homme de plus sur la glace. Incapables de se ressaisir, ils ont lâché dans la tête et en ont concédé un deuxième dans l’enchaînement. C’est aussi une faiblesse mentale que de rendre stupidement un coup alors que l’adversaire avait été sanctionné pour son geste. Cela l’est également de provoquer une pénalité inutile à moins de trois minutes de la fin d’un match où le score est paritaire. Et tout ceci finit inéluctablement par se payer. Samedi, la peine est tombée à 62 secondes du terme du duel sous la forme du but décisif inscrit par les Alémaniques. Fleurier n’a plus que quatre rencontres pour se sauver. S’il entend assurer son avenir en 1re ligue, il ferait bien de commencer à muscler son mental…
Kevin Vaucher