27e course aux œufs de La Robella
Une ponte extraordinaire !
D’ordinaire, les vastes étendues de La Robella constituent un beau terrain de jeu. Alors imaginez ce qu’il en est le lundi de Pâques, lorsqu’une course aux œufs géante y est organisée. De 8 h 30 à 17 h 30, près de 2500 promeneurs-chasseurs s’y sont réunis pour tenter de dénicher les 4000 œufs et les 400 lots à gagner. Stigmate de ce succès, il ne restait plus aucune saucisse, ni même une rasade de ketchup à s’envoyer en fin de journée dans les « cantines ». Bilan !
Depuis que je suis entré en poste, en 2014, c’est la première fois que ça nous arrive. Nous avions littéralement plus rien à manger ni à boire en fin de journée. Tout a été sifflé. à commencer par les bières de la Brasserie artisanale Val-de-Travers (BAV),
souffle Christophe Calame. Depuis cette même année, c’est largement la meilleure affluence recensée.
Après une telle journée, on est sur les genoux mais super contents,
continue le président du comité d’organisation.
Avec cette météo, c’est toute l’infrastructure de La Robella qui a bénéficié de l’événement. La luge féeline a bien dû dépasser la barre des 2500 descentes alors que le télésiège a déposé plus de 1500 personnes sur les hauts du site.
Les « heures supp » du Noctambus
Le solde des visiteurs a pris de la hauteur à la force de leurs jambes ou en se hissant à bord d’une des navettes spéciales prévues pour cette journée.
Il y a même le Noctambus qui a exceptionnellement pris du service en journée pour élever tout le monde à bonne hauteur.
Familles, sponsors et bénévoles, ça en faisait du monde à se côtoyer sur les pentes de la station. Pour que tout se passe bien, de nombreuses entités ont donné un coup de main plus ou moins marqué. La Commune, le TCS, le parc éolien de la Montagne de Buttes, l’association de développement de La Robella mais aussi et surtout l’Amicale sportive de Buttes.
Nous avons aussi pu compter sur la collaboration de sociétés du coin comme le FC Saint-Sulpice ou la Jeunesse du Haut-Vallon. Cette dernière a fait fort en débarquant à une bonne quinzaine pour cacher les œufs.
75% du bénéfice reversé
Et comme toute bonne action n’est jamais perdue, ceux qui sont venus aider à la tenue de l’événement se partageront 75% du bénéfice récolté (au prorata des heures travaillées).
Vu l’état des frigos en fin de journée, la paie risque d’être bonne,
rigole Christophe Calame.
C’est important d’en faire profiter ceux qui nous ont aidés car ça profite à tout le tissu associatif du Val-de-Travers.
En tenant compte des préparatifs, qui ont commencé le samedi et le dimanche, plus de 450 heures de boulot ont été cumulées par les 75 à 80 bénévoles. Les autres qui ne se sont pas déplacés pour rien, ce sont les promeneurs-chasseurs évidemment. Comme d’habitude, les différentes courses pour les petits ont été lancées dans la matinée. D’abord les moins de six ans, par « vagues », puis les six à 12 ans un peu plus tard.
Les produits Kinder hors du nid
Sur cette seule course, trois cents œufs durs, une centaine de branches Cailler et autant de lapins en chocolat avaient été dispersés. Les produits Kinder, actuellement mis à mal par une affaire sanitaire, ont été soigneusement évités. Pas de panique !
Lorsqu’on a donné le coup d’envoi de la grande course (14 h 30), il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de monde.
Les lots à gagner avaient de quoi attirer les chercheurs du lundi puisque des vélos à plus de 350 francs et des vrenelis à plus de 300 francs faisaient partie des surprises à prendre dans son filet.
Sans oublier les vols d’initiation à l’aéro-club du Val-de-Travers et la multitude de bons à ne pas manquer.
Il n’y a pas que les lapins à Pâques
Pour intensifier cette émulation pascale, plusieurs animations avaient été prévues. Les parcs animaliers de la famille Wieland des Verrières ont aimanté beaucoup de familles. Le grimage de Cabotine et les ballons « sculptés » de Zebrano ont aussi trouvé leurs adeptes.
Finalement, on a tous pu rentrer à la maison le lundi soir vers 19 heures. Il restait encore quelques tâches à faire en début de semaine telles que différents nettoyages (friteuses,…) et écrire les lettres de remerciements. On est un peu fatigués mais honnêtement on ne peut qu’être motivés à finir le travail après cette superbe édition qu’on a vécue.
Et dans quelque temps, il faudra déjà songer à préparer la prochaine ponte !
Kevin Vaucher