3e édition de Valtrabrique
Le Lego, nouvelle valeur refuge ?
On dit de l’or qu’il est une valeur refuge. C’est-à-dire un actif dont la valeur ne diminue pas avec le temps, y compris en tant de crise. Mieux, sa cote augmente quasi continuellement. Depuis quelques années, sur une échelle d’une autre envergure, le Lego est parvenu à créer un environnement propice pour acquérir ce statut de valeur refuge. Le Val-de-Travers a même droit à un événement qui lui est entièrement dédié. En 2023, Valtrabrique a attiré 1300 visiteurs sur deux jours d’exposition. Cette année, les organisateurs visent symboliquement les 1500 observateurs grâce notamment à la présence de Bertrand Barbe !
Bertrand Barbe, ça ne vous dit rien ? C’est lui qui a remporté la quatrième saison de Lego Masters. Ce concours télévisé français a grandement participé à l’émancipation de l’univers Lego. « Les gens ont redécouvert les possibilités infinies offertes par les briques et ils les ont redescendues du grenier », relate Alexandre Macherel, du comité d’organisation de Valtrabrique. Ce temps « d’affinage » a aussi eu un effet sur la valeur des briques multicolores et sur leur attractivité : « Les amateurs de Lego n’hésitent plus à faire des kilomètres pour assister à des expositions et les nouveaux sets (scènes à construire) sont toujours très attendus. »
Des sets à plusieurs milliers de francs
L’univers Marvel et Star Wars se sont notamment engouffrés dans la brèche. Ils figurent désormais dans les sets les plus populaires tout comme des monuments emblématiques à travers le monde. Certains se vendent à plusieurs milliers de francs comme la Statue de la Liberté, le Taj Mahal et la Tour Eiffel. « Vu leurs prix, les grands sets s’adressent dorénavant aux parents et non plus aux enfants. C’est un signe tangible de l’évolution du statut des Lego », évoque Luc Varrin, lui aussi membre du comité de Valtrabrique. Valtrabrique, parlons-en justement ! Cette fête de la brique est née de la volonté du LUG (Léman Lego User Group) de créer un événement du genre dans la région.
Objectif : 1500 personnes
Les passionnés du Val-de-Travers ont senti le bon coup et ils l’ont organisée « chez nous » à partir de 2022. « Nous étions à Travers pour la première édition. Puis, nous avons eu besoin d’une salle plus grande et nous avons migré à la salle de spectacles de Couvet. Heureusement car nous avons accueilli 1300 personnes l’an dernier. Nous visons encore mieux pour la troisième cuvée qui aura lieu les 15 et 16 juin 2024. » Le chiffre des 1500 visiteurs peut légitimement être avancé en tant qu’objectif tant la brique rassemble loin à la ronde. « Des gens de toute la Suisse romande se déplacent à Valtrabrique mais aussi de Suisse allemande et de l’autre côté de la frontière », réagit Christine Boillat, membre du comité de six personnes qui se cache derrière ce rendez-vous.
Un train électrique et une ville de 13 mètres de long
Cette troisième édition en chiffres, ça donne 34 exposants, 150 mètres carrés de surface d’exposition et 17 heures d’ouverture sur deux jours. C’est également un coin enfant avec des briques à disposition, une tombola et une possibilité d’achat de sets directement à la salle de spectacles de Couvet. « En termes d’œuvres exposées, il y aura certaines valeurs sûres comme le Titanic.
Et nous misons sur plusieurs nouveautés comme le funiculaire, le train à crémaillère, un set Harry Potter et le village de la série Smallville. » Un train électrique circulera également dans une grande ville qui s’étalera sur 13 mètres de long. À défaut de voir circuler de vrais trains au Vallon à partir de cet été, nous aurons droit à de plus petits formats à Valtrabrique. Sans vouloir jeter de brique dans la mare bien entendu…
Un hot-dog au format brique ?
Le graffeur Soy et le « Lego Masters » Bertrand Barbe seront tous les deux de la partie. Le premier agrémentera un set avec l’une de ses « toiles » pendant que le second présentera quelques-unes de ses réalisations et sera disponible pour échanger avec le public. Tout semble donc posé avant que les Lego n’envahissent Couvet les 15 et 16 juin prochain. Ah non ! Êtes-vous sûr d’avoir suffisamment de hot-dogs pour ne pas vous retrouver à sec comme ce fut temporairement le cas l’année passée devant l’afflux des visiteurs ? « Tout est prévu, il n’y a aucun risque de pénurie. Les stocks sont pleins… » Ouf, car valeur refuge ou non, on préfère encore avoir notre hot-dog sous forme réelle et non au format brique…
Kevin Vaucher