3e ligue
Le «cas deux» sur l’Everest!
Le choc des vallées, c’est parfait pour faire un peu d’escalade. Et comme la « deux » du CP Fleurier vise les sommets, autant s’attaquer au plus haut de tous. Une vingtaine « d’hurluberlus » dans les pentes de l’Everest, autant dire que les embouteillages seront le dernier des problèmes. Une fois sur place, la première étape se nomme «acclimatatio»! Et les Fleurisans n’y sont pas passés à côté. Après un premier shift particulièrement intensif, Michael Derendinger fut le plus prompt à atteindre le camp de base, bien servi par son frangin David. Mais encore peu à l’aise sur la piégeuse cascade de glace, ils dégringolèrent alors même qu’ils évoluaient à 5 contre 3. Une perte de puck et les joueurs du Val-de-Ruz revenaient déjà à hauteur. Prenant gentiment leur aise, les «jaune et noir» n’eurent aucun problème à atteindre le camp 2 puis le camp 3! D’abord par Jayson Pipoz puis par Emile Fanac pour le 3-1.
Doublé de Michael Derendinger
Val-de-Ruz revenait quant à lui au camp 2 peu avant la première pause (3-2). Puis c’était 3-3 à la 23e minute de jeu. Partis en 2 contre 0, l’occasion d’égaliser était trop belle ! Mais les hommes de Daniel Cortese ont des gènes de dahu et ils l’ont clairement montré. Raphael Comment lançait d’abord David Simonin d’une passe « laser » qui ne laissa aucune chance à Jonathan Curty, ancien joueur du CP, désormais devant la cage vaudruzienne. Michael Derendinger rapprocha ensuite un peu plus les Fleurisans de leur objectif avec un 5e but, son deuxième de la soirée.
Le mal des sommets ?
En contre bas, les alpinistes du Val-de-Ruz n’ont pas lâché la corde pour autant, réduisant l’écart à la mi-match (5-4). Mais dans les ultimes mètres de l’ascension, c’est une nouvelle fois David Simonin qui franchit le premier, le terrible Ressaut Hillary supposé dernière grande difficulté avant le «chapeau pointu». En français plus courant, Simonin a marqué le 6-4, 37 secondes après cette réduction du score. À 6-4, les Vallonniers pensaient peut-être avoir franchi le passage le plus difficile mais ils avaient tort. Le mal des sommets ?
Pipoz propulse la «2» sur le toit du monde !
Contre toute attente, c’est finalement à égalité que les deux équipes se retrouvaient à l’issue du temps réglementaire. Prolongation donc ! Et alors que les joueurs fleurisans évoluaient en infériorité numérique, c’est finalement Jayson Pipoz qui a tracé sa route vers le sommet en partant du camp de défense et en évitant soigneusement chaque défenseur jusqu’à la cage adverse.
Propulsant du même coup la « deux » sur le toit du monde. L’espace d’un instant, juste le temps de s’arrêter et de profiter du moment, pour souhaiter tout le courage possible à notre Bubule et te dire une fois de plus que le CP est avec toi Copain ! Bon bah maintenant y a plus qu’à redescendre.