Affaire des chats de Couvet
Du poison découvert près d’un parc !
Comme vous avez déjà pu le suivre dans nos précédentes éditions, des cas de maltraitances et de disparitions de chats empoisonnent la vie d’un quartier de Couvet depuis quelques mois. Empoisonner, le mot est juste et il renvoie à ce qui pourrait être un nouveau rebondissement dans cette affaire. Fin mars, un flacon de poison, appelé alphachloralose, a été découvert près d’un parc dans le quartier Emer-de-Vattel. Celui-là même ou une ou plusieurs personnes semblent s’en prendre aux animaux à quatre pattes. Simple coïncidence ?
C’était il y a quelques jours, près d’un parc situé à proximité du Denner de Couvet. Une habitante du quartier a découvert un flacon d’alphachloralose ouvert et traînant non loin d’enfants en train de jouer. Que faisait ce produit toxique dans un tel lieu et dans quel but avait-il été déposé à cet endroit ? La question mérite d’être posée lorsque l’on sait que cette substance peut entraîner des troubles de l’équilibre et du comportement chez les chiens et les chats. Prostration, convulsions et un coma peuvent ensuite rapidement intervenir en fonction de la dose ingurgitée. La dose mortelle est estimée à 250 à 500 mg par kilo chez le chien par exemple.
Substance interdite dans l’Union européenne
Bien que cette substance ait été interdite dans l’Union européenne, son accès demeure très facile sur internet. Elle est d’ailleurs fréquemment utilisée pour lutter contre les rongeurs comme les souris. On ne peut donc pas éliminer cette hypothèse. Cette découverte, précisément dans le quartier Emer-de-Vattel, pourrait-elle donc résulter d’un pur hasard ? La passionaria des chats Tomi Tomek en doute : « La dame qui a trouvé le poison ouvrait l’œil depuis plusieurs jours à la suite des témoignages qui se sont fait entendre autour des disparitions de chats à Couvet. Il est clair qu’une ou plusieurs personnes ne voient pas d’un bon œil les chats dans ce quartier et cette trouvaille tend à le prouver. »
Pas de recherche d’empreintes
La représentante de SOS Chats Noiraigue s’est immédiatement rendue sur les lieux. La police a également été contactée et elle a nettoyé la zone en emportant la dose de poison qui avait été emballée dans un sac en plastique. « J’ai demandé à la dame qui a découvert le produit de l’emballer afin de préserver les empreintes. L’idée était de procéder à une recherche d’empreintes mais cela n’a pas eu lieu. C’est dommage car nous aurions peut-être pu découvrir l’identité de l’auteur de ce geste dangereux pour les animaux mais aussi pour les enfants qui gambadaient non loin de là. » L’équipe de la fondation SOS Chats Noiraigue ne se décourage pas pour autant.
Des caméras de surveillance comme solution ?
Tomi Tomek étudie actuellement la possibilité de faire poser des caméras de surveillance dans le quartier pour faire cesser ce qu’elle assimile à de la persécution de chats. « Nous ne lâcherons pas l’affaire et nous essayons d’obtenir des autorisations. J’encourage tous les habitants qui sont témoins d’événements étranges à me contacter. Je rappelle aussi que nous offrons les autopsies pour les chats dont la mort susciterait des interrogations. » Comme on peut le voir, le jeu du chat et de la souris ne semble de loin pas terminé dans le quartier Emer-de-Vattel.
Kevin Vaucher