Bleu de Chine
Au cœur de l’exil
Voici un nouveau projet socio-culturel dans lequel nous nous engageons.
Lʼœuvre du Québécois Jean Devost nous touche, extraordinaire de qualité et de force. Le thème de la migration et de son traitement inhumain par nos pays nantis ne laisse personne indifférent.
Nous avons choisi de mettre en place des rencontres qui vont au-delà dʼune simple exposition : conférences, table ronde, lecture de textes sur la migration sous toutes ses formes, partage de musiques et de nourriture venues dʼailleurs…
Cette exposition était organisée pour le printemps 2021. Mais le Covid et les mesures sanitaires sont passés par là et nous avons dû remettre nos projets dʼune année. Nous y voici, lʼexposition aura lieu du 23 avril au 29 mai 2022 et nous nous en réjouissons grandement.
Le thème est encore plus dʼactualité avec lʼarrivée massive de réfugiés ukrainiens et lʼénorme élan de solidarité éveillé dans notre société. La souffrance des peuples déplacés se trouve à la une des journaux. Il ne faut pourtant pas oublier quʼil ne sʼagit pas dʼune nouveauté : combien de noyades comptons-nous en Méditerranée, combien de morts aux portes de lʼEurope ?
Jean Devost se définit comme un « exilé heureux » qui essaie de mettre en lumière lʼexil forcé des autres. Cela fait des dizaines dʼannées quʼil travaille sur la souffrance des êtres humains forcés à vivre le départ, la perte, lʼincertitude. Ses peintures et ses sculptures sont comme une lampe torche qui met en évidence ce qui est et que nous ne voulons pas toujours voir : des colonnes interminables de silhouettes en marche, des barques pleines à craquer, des plages jonchées dʼêtres à lʼabandon, une merveilleuse mer bleue qui devient une nécropole. Œuvre tragiquement belle.
Nous avons donc le plaisir et lʼhonneur de vous inviter à découvrir ce travail exceptionnel et à participer à lʼune ou lʼautre des rencontres programmées. Vous trouvez toutes les informations pratiques sur notre site Internet www.bleudechine.ch. Le vernissage aura lieu samedi 23 avril dès 15 heures.
Les galeristes,
Adriana et Philippe Ioset