Chambre d’écho
L’air du temps
À l’ère du « tout, tout de suite », ce titre résonne comme un anachronisme ! Époque de la vitesse triomphante, de l’hyperconnectivité, de l’accélération des modes et des rythmes de vie… Société de l’immédiateté privilégiant les émotions et les pulsions au détriment de la réflexion, monde du zapping permanent dans lequel on déifie le culte de l’urgence ! Où et comment freiner ces convulsions du présent ! Où et comment prendre le temps de s’interroger, de réfléchir, de rêver même ! Prendre le temps de patienter, d’observer et d’écouter. De s’arrêter… Dans cette société d’individus à flux tendus chez qui la réponse fuse avant que la question n’arrive, on semble contraint de vieillir avant de grandir. Le temps de se poser, de sortir de soi pour s’observer ! En même temps, le temps de regarder autour de soi, de prendre soin d’autrui. Voire même, le temps de la quête, du désir, en acceptant qu’il ne se passe rien d’autre qu’attendre. Attendre, encore et « peut-être jamais ! ». Sans aucune résignation dans ce « jamais », et encore moins d’impatience. Au contraire de l’espoir, de l’espérance, presque de l’exaltation. Attendre cette étoile filante pour faire le vœu, peut-être jamais, de prendre le temps !
Jean-Bernard