Le Courrier à l’épreuve du temps
Ce nʼest pas tout de relater ‒ avec plaisir ‒ vos résultats sportifs semaine après semaine dans nos colonnes. Il faut aussi mouiller le maillot et se frotter à l’épreuve du temps… de temps en temps. Ainsi, au milieu dʼautres Vallonniers et Vallonnières, j’ai récemment participé aux 42.195 kilomètres du marathon de Lausanne pour jauger ma forme. Récit et retour sur lʼévénement.
Quatre distances réparties entre le 11 octobre et le 3 novembre étaient proposées cette année dans le cadre du Lausanne marathon. Je suis le seul coureur du Vallon a avoir opté pour la distance reine du marathon.
Objectif : 2 h 55
Pour moi, mon chrono de 3 h 01 (deuxième meilleur temps de la compétition) est correct, sans plus. Après deux ans sans « vraie compétition » en raison du Covid et une demi-préparation spécifique marathon seulement, cʼest cependant un excellent pas de plus vers mon objectif suivant. À savoir me rapprocher des 2 h 55 sur cette distance, ce qui mʼoffrirait une qualification directe ‒ au temps ‒ pour participer à lʼun des six plus grands marathons du monde (Les Majors que sont New York, Tokyo, Berlin, Boston, Londres et Chicago).
De la rigueur cet hiver
Mon entraînement et ma discipline quotidienne me permettent cet objectif élevé. Cʼest aussi ce qui mʼa permis de limiter la casse niveau temps sur celui de Lausanne où jʼai perdu de précieuses secondes durant les sept premiers kilomètres. Les jambes transies par le froid, impossible de « pousser la machine » comme il le fallait. Désormais fixé sur ma forme, lʼhiver mʼoffre quelques beaux mois pour repartir au charbon et ajuster les séances.
Du monde aussi sur distances plus courtes
Sur la moitié de la distance reine, soit sur semi-marathon (21 bornes), deux Vallonniers étaient engagés. Loïc et Manuella Vindice de Fleurier ont passé la ligne dʼarrivée main dans la main en 2 h 19. Bel effort commun ! Sur dix kilomètres, lʼénergique Valérie Bohren a bouclé le tracé en 1 h 31 alors que le cinq bornes nʼa tenté aucun athlète du Vallon. à croire quʼils aiment faire durer le plaisir.
Kevin Vaucher