Les pieds qui chauffent au Mont-Blanc
« La Montagnʼhard » est un ultra-trail de 110 kilomètres pour 8200 mètres de dénivelé positif. Qui pouvait donc bien sʼattaquer à ce genre de « morceau » ? Le couple Fatton, à tout hasard ? Cʼest juste, et plus précisément Julia Fatton (Christian étant toujours en période de convalescence). Chez les femmes, la Néraouie a pris la deuxième place (31e au général) sur cette terrible course au pied du Mont-Blanc. Son temps donne presque le tournis : 22 h 32 ! Sur 220 partants, seuls 141 participants ont bouclé lʼintégralité du tracé.
Son métronome fonctionne toujours aussi bien
Pour sa part, Julia nʼest pas très bien entrée dans sa course. Elle pointait plus loin de la centième place après les trois premières heures de compétition. Mais fidèle à elle-même, elle a refait son « retard » plus les kilomètres sʼentassaient. Une heure trente après ce premier pointage, elle était déjà revenue à la 71e place. Ce qui pousse Christian Fatton à rééquilibrer lʼanalyse de ce début de course :
Elle est partie juste, en gérant et en gardant un rythme constant. Elle nʼa pas paniqué malgré son classement. Pour une routarde, une ultra-marathonienne de la route, elle sʼen est bien sortie.
Julia Fatton basculera dans un autre monde le 23 juillet
La suite de la course lui a donné raison. Plusieurs femmes, parties devant Julia Fatton, ont dû renoncer alors que la Vallonnière revenait sur leurs talons. Mettons aussi un coup de projecteur sur la performance de la première femme, Céline Finas. Elle nʼa eu besoin que de 19 heures pour en terminer.
Elle nʼa pas finassé,
se laisse gentiment aller Christian.
Elle lʼa fait en extraterrestre !
Julia devra aussi se mettre en mode extraterrestre pour son prochain objectif. Dès le 23 juillet, le « Crossing Switzerland » mettra sur sa route pas moins de 390 kilomètres (non-stop) et 24ʼ000 mètres de dénivelé positif entre Vaduz et Montreux. Un autre monde !