L’« hulktra-marathonien » du Vallon revit !
Des mois qu’il souffre en silence et des mois qu’il doit se contenter de regarder sa femme Julia courir pendant qu’il est à l’arrêt, frein à main bloqué. Christian Fatton attendait son retour à la compétition depuis tellement longtemps qu’il a de la peine à trouver les mots. Son opération a laissé une cicatrice sur son pied mais c’est peut-être bien son âme inconditionnelle d’ultra-marathonien qui a été la plus touchée par cette longue pause forcée.
Une nouvelle façon de courir
Et puis le jour qu’il attendait arrive enfin. Le Néraoui est autorisé à courir à nouveau.
J’ai pu lâcher les cannes anglaises à la mi-août et recommencer à marcher et à faire du vélo. Puis un peu de course à pied, à très légères doses. Il y a deux semaines en arrière, je peinais encore à faire 15 kilomètres en deux heures, le chemin est long. C’est donc énorme pour moi d’avoir pu participer à une course de six heures sur piste, à Lyss, il y a quelques jours.
Mais la route de la « rééducation » n’est pas terminée, Christian Fatton doit pratiquement trouver une nouvelle façon de courir afin de trouver de nouveaux appuis.
La performance, pas pour tout de suite
« Ma cicatrice se trouve sous le pied donc une pression un peu trop forte me crée des douleurs dessous, dessus ou sur les côtés. » Pour les limiter, il doit trouver un nouvel équilibre au niveau des chaussures et des semelles orthopédiques qui vont avec. « Mais c’est compliqué car ce qui va pendant une heure ne va plus forcément l’heure suivante et je dois m’arrêter pour changer de configuration et soulager les tensions. »
Aucune des trois paires de baskets qu’il a prises dans son sac ne lui a totalement convenu à Lyss. Il devra donc continuer ses tests dans les semaines à venir afin de retrouver de bonnes sensations. « La performance attendra pour être meilleure, si elle le redevient un jour. Mais le plus important est que je me sens revivre un peu. »
L’« hulktra-marathonien » du Vallon est de retour !
Kevin Vaucher