Covid-19
Le Conseil fédéral maintient les mesures de protection et appelle la population à se faire vacciner
Lors de sa séance de hier mercredi, le Conseil fédéral a décidé de maintenir les mesures encore en vigueur. Celles-ci serviront désormais à protéger les structures hospitalières et non plus la population non vaccinée. Le retour à la normalité passe par une augmentation massive des personnes qui se vaccinent. Pilier de la lutte contre la pandémie, la stratégie de dépistage actuelle doit être poursuivie. Dès le 1er octobre, le dépistage des personnes asymptomatiques ne sera toutefois plus gratuit. Le Conseil fédéral met ces adaptations en consultation et prendra sa décision le 25 août prochain.
Actuellement, presque la moitié de la population en Suisse est entièrement vaccinée. Depuis le 11 juillet, la courbe des primovaccinations ne progresse toutefois quasiment plus, alors que les cantons affichent suffisamment de capacités. Le Conseil fédéral estime dès lors que toutes les personnes qui souhaitaient se faire vacciner ont pu le faire. Conformément à son modèle des trois phases (protection, stabilisation, normalisation), il a donc décidé de passer à la phase de normalisation qui débute justement lorsque toutes les personnes qui souhaitent se faire vacciner ont pu le faire.
En raison de l’évolution incertaine de la situation épidémiologique (dynamique négative, retours de vacances, variant delta) et parce qu’une surcharge des structures hospitalières ne peut pas être exclue, le Conseil fédéral a décidé de maintenir le dispositif limité et bien accepté de mesures restantes (par exemple, masques à l’intérieur et dans les transports publics, certificats pour les grandes manifestations et les discothèques). Il procédera à une nouvelle évaluation de la situation et à une éventuelle adaptation des mesures lors de sa séance du 1er septembre, lorsque les conséquences des retours de vacances seront mieux visibles.
Pour le Conseil fédéral, la priorité est désormais de protéger les structures hospitalières et non plus la population non vaccinée. Il ne prendra de nouvelles mesures qu’en cas de menace de surcharge des hôpitaux. Dans cette phase de lutte contre la pandémie, contrairement aux deux phases précédentes, un dispositif de mesures strictes n’est plus adapté car il limiterait trop les personnes vaccinées et guéries dans leurs activités sociales et économiques. Cela signifie aussi que de nouvelles mesures auront selon toute vraisemblance un effet moins rapide et moins marqué pour décharger les structures hospitalières.
Appel à la responsabilité individuelle
Pour le Conseil fédéral, cette nouvelle phase est synonyme d’un renforcement de la responsabilité individuelle. Etant donné que toutes les personnes vivant en Suisse vont être à un moment donné confrontées au Covid-19, le Conseil fédéral juge qu’une hausse des infections, des hospitalisations et des décès est inévitable. Pour la population, la vaccination reste le moyen le plus efficace de se protéger contre une infection au Covid-19 et de graves complications. Il encourage les personnes non vaccinées à le faire rapidement.
Adaptation de la stratégie de dépistage
La stratégie actuelle de dépistage de la Confédération repose sur des tests répétés dans les écoles et les entreprises ainsi que sur des tests préventifs. Depuis le printemps 2021, la Confédération prend en charge le coût de tous ces tests. Les tests répétés dans les écoles, les entreprises et les établissements de soins continueront d’être financés par la Confédération.
Le Conseil fédéral propose, à partir du 1er octobre, de ne plus financer les tests pour personnes asymptomatiques (tests dits de convenance) ni les cinq auto-tests par mois pour les personnes non vaccinées ou guéries, à l’exception des enfants jusqu’à 12 ans et des personnes qui ne peuvent pas se faire vacciner. Les personnes non vaccinées ou non guéries qui souhaitent participer à un événement où le certificat est obligatoire devront dès le 1er octobre payer elles-mêmes leur test ou se faire vacciner dans l’intervalle.
Le Conseil fédéral propose également que les personnes sans symptômes puissent à leurs frais participer individuellement à des tests PCR salivaires groupés (pool), par exemple dans des pharmacies, et avoir ainsi accès à des diagnostics plus fiables et des tests moins onéreux. En cas de test négatif, la personne recevrait un certificat. Le Conseil fédéral met ces adaptations en consultation auprès des cantons et des commissions parlementaires et prendra sa décision le 25 août 2021.
Comm.