Elle recycle les (bonnes) nouvelles du Courrier
Nicole Chevalley est une Vallonnière qui aime son Courrier du Val-de-Travers. Elle l’aime tellement qu’elle ne le jette pas une fois qu’elle l’a lu. Après l’agréable (la lecture, on espère), elle passe à l’utile. Et l’utile prend la forme de meuble de salle de bains, de store ou d’objets de décoration en tous genres. Son imagination n’a pas de limite pour recycler de façon originale son journal et lui donner une seconde vie. Une activité qu’elle a développée pour se changer les idées dans son quotidien de femme malade. C’est aussi un moyen très économique – et écologique – de répondre à ses besoins.
Je suis bloquée à la maison depuis quelque temps car je suis tombée malade. J’ai donc eu l’idée de passer une annonce pour récupérer des journaux pour m’occuper un peu. Après il suffit d’avoir des idées et d’être manuelle pour arriver à faire un meuble ou une décoration. Ah oui, il faut du temps aussi évidemment. Le papier utilisé par le Courrier du Val-de-Travers hebdo est super car il est épais, solide et résistant une fois qu’il est roulé,
développe Nicole Chevalley. Pour faire ses créations, la Fleurisane a besoin de journaux, beaucoup de journaux !
Je ne peux pas vous dire combien j’en utilise en moyenne mais je peux vous dire que j’utilise des pages que je divise en deux. Pour le meuble de salle de bains que je viens de réaliser, il m’a fallu 39 pages par exemple.
Pour la décoration murale, 25 pages y sont passées alors qu’un seul store a nécessité trois fois plus de matière première. Et voilà comment vous vous retrouvez le jeudi dans le Courrier et en meuble dans la salle de bains de Nicole trois jours plus tard !
Des journaux, un tube de colle et de la ficelle
En plus d’être un geste écologique, c’est l’aspect économique de la démarche qui est intéressante.
Il suffit de journaux, d’un tube de colle et de ficelle pour s’y essayer. Sur certains projets, comme le meuble de salle de bains, j’utilise aussi d’autres éléments comme du bambou. Ensuite, c’est du découpage, du roulage, du collage et de l’assemblage. Ça prend quand même un certain temps, j’ai passé un jour et demi à monter mon dernier meuble.
À titre de comparaison, le délai est aussi rapide, voire plus court, que si vous passiez commande sur internet. Finalement, la ressource la plus « difficile » à acquérir est la grande quantité de journaux de qualité et suffisamment fiables pour être recyclés sous cette forme.
J’ai eu beaucoup de chance que mes annonces trouvent un bon écho auprès de la population. J’ai reçu un grand nombre de Courrier pour satisfaire toutes mes envies.
Collier en capsules de café, robe en bouteilles en PET
Cela a aussi déclenché d’autres idées, telles que l’élaboration de sets de table et d’un pied de lit, sur lesquelles elle concentrera son énergie dans les prochaines semaines. Si c’est en janvier 2022 qu’elle a commencé à recycler des journaux en objets du quotidien, Nicole Chevalley n’est pas à son coup d’essai dans ce domaine.
J’ai fait beaucoup d’autres choses avec de la « récup ». Je peux vous citer des colliers en capsules de café ou des décos en bois flottant. Avec de l’imagination, tout est transformable. Actuellement, j’ai d’autres projets en tête avec des bouteilles en PET. Mon fils est styliste et il aimerait que je l’aide à créer une « robe océan » avec cette matière. Et personnellement, j’aimerais aussi tenter de faire des fleurs ou des boucles d’oreilles avec ces bouteilles en PET. Je n’ai aucune prétention à être un exemple à suivre dans la transformation responsable de nos objets, j’aime simplement réutiliser des choses qui peuvent encore être utiles et utilisées.
Avec ce recyclage judicieux, le Courrier devient votre meilleur allié toute la semaine et plus seulement le jeudi. Malin !
Kevin Vaucher