Envie de visibilité? Apprend la «média attitude»!
« On ne parle jamais de nous dans les médias ! » C’est pour donner une réponse à cette phrase fataliste que l’Association neuchâteloise de la presse sportive (ANPS) vient de publier un guide des médias. Ce fascicule de 40 pages a eu la géniale idée de ne pas nier le constat de la représentativité contrastée des sports dans la presse mais de l’expliquer. En plus d’expliquer comment fonctionne un média, et pourquoi certains sports tiennent la une, il livre des clés aux quelque 600 entités sportives du canton afin d’améliorer leur visibilité.
La modeste visibilité de certains sports et de certains clubs dans l’offre médiatique neuchâteloise est parfois pointée du doigt. Cette critique résulte souvent d’un sentiment de frustration de dirigeants ou de suiveurs vis-à-vis de cette discrétion sur leurs activités. « On le comprend. Ils peuvent effectivement avoir le sentiment que cela nuit à la visibilité de leurs sports et même décourager les volontaires qui les font vivre », concède Philippe Silacci. Le président de l’Association neuchâteloise de la presse sportive est l’auteur du guide des médias qui entend lutter contre ce phénomène.
Ne pas nier la popularité intrinsèque des sports
Attention à ne pas surinterpréter la démarche. Son objectif n’est nullement de converger vers la représentativité égalitaire parfaite des sports dans les médias. « Il convient de ne pas nier une autre évidence. La popularité de disciplines ‘de niche’ comme le tir à l’arc et les arts martiaux sont loin d’attiser autant de passion que certains sports et que certains clubs comme le HCC, Xamax FCS, le NUC ou Union Neuchâtel. Il est bon que tout le monde garde ceci en mémoire. » Avant de crier à l’injustice de traitement médiatique, il faut donc que chacun prenne conscience qu’il n’est pas le seul à vouloir apporter un peu de lumière sur son club.
La pile des infos sportives
Au Courrier, nous avons toujours eu à cœur de laisser une grande place à tous les sports du Val-de-Travers et on s’applique à le faire chaque semaine. Mais ce qui est possible à l’échelle régionale devient plus complexe à l’échelle cantonale. Une rédaction reçoit une pile d’informations sportives et il n’est pas possible de tout publier tout de suite. Il faut donc trier en faisant toujours primer l’actualité chaude et populaire. C’est aussi ce message qui est passé à travers la brochure de 40 pages. « Ceci dit, chaque sport à un public plus ou
moins large et la lumière médiatique participe à l’élargissement de sa base de fidèles. Nous en avons conscience », poursuit Philippe Silacci.
Une bible à conseils
Alors comment détourner de temps en temps les projecteurs sur les plus petites entités sportives ? En adoptant une bonne « média attitude ». « La média attitude est une suite de quelques techniques simples qui permet de développer la visibilité autour d’une discipline ou d’un club. Ce guide donne des clés pour améliorer leur façon de communiquer avec les journalistes et les rédactions sportives. » Chacun est libre d’y puiser les conseils et les astuces dont il a besoin pour espérer remonter la file des actualités sportives. Cette brochure utile coûte 8 francs et peut être commandée sur le site de l’ANPS. Ainsi, la nouvelle phrase à la mode pourrait devenir « T’as vu, on parle de nous dans les médias. » Et pourquoi pas ?
Comm. – Kevin Vaucher
Les 4 conseils de base
Lorsqu’un club envoie une information sportive à une rédaction, dans l’espoir de la voir publiée, il y a quelques règles de base qui augmentent ses chances de diffusion. En voici quatre :
1. Être concis. S’en tenir à l’essentiel et éviter les éléments qui n’intéressent que l’association elle-même, pas le lectorat.
2. Toujours commencer par mentionner un lieu et une date.
3. En cas de photo, ne pas oublier de la légender en indiquant quelles sont les personnes présentes sur l’image.
4. Identifiez-vous et indiquez un moyen de vous contacter.