Et si on chantait au bord du feu ?
« Si on chantait » est une référence à la chanson de Julien Clerc, ou à celle de Vianney pour les plus jeunes. Mais c’est surtout le nom du nouveau concept de l’établissement môtisan « à Côté ». Le concept se veut simple et recherché à la fois. Il s’agit d’un « karaoké amélioré » avec les paroles qui défilent et un accompagnement live assuré par différents instruments. Le principe se rapproche davantage d’une soirée de chant « au bord du feu » qu’à un karaoké standard où chacun se lève tour à tour pour chanter devant tout le monde. Le chant se veut collectif et participatif avant tout. Le premier « feu de camp » est prévu le vendredi 15 septembre.
« Je vous dois la vérité, cette idée vient de ma maman Claire-Lise. Elle adore chanter mais elle n’est pas très à l’aise lorsqu’il faut prendre le micro et se mettre en avant en chantant devant tout le monde. Elle a inventé le concept avec l’association pour personnes handicapées dont elle s’occupe », renseigne Jonas Vouga. Le concept dont parle le propriétaire de l’établissement « à Côté » est un karaoké « en groupe » avec des musiciens qui jouent la musique en live.
Avec René Perret en renfort
Cela se rapproche d’un feu de camp scout en quelque sorte, non ? « C’est parfaitement dans cet esprit-là mais sans scout et sans feu », se marre-t-il. À la place des scouts, le but est de créer une bande d’amateurs de chansons qu’ils soient musiciens ou chanteurs plus ou moins occasionnels. « J’ai pris contact avec René Perret, grand amateur de guitare. Il jouera de son instrument le 15 septembre. Des joueurs de flûte et une adepte de ukulélé devraient notamment l’épauler pour la première. Bien sûr, en plus de ceux qui aiment chanter, tous ceux qui jouent d’un instrument sont aussi les bienvenus. » Une liste de chansons a été préétablie par les deux hommes.
Liste de chansons évolutive
Les musiciens qui souhaitent se convier au « feu de camp » du 15 septembre peuvent la demander à cette adresse : info@a-cote-motiers.ch. « De soirée en soirée, cette liste sera étoffée avec les idées des participants. Chacun pourra proposer de nouvelles chansons. » Une idée en passant : sans doute serait-il judicieux de trouver un moyen de partager publiquement cette liste afin que les musiciens potentiels (et les chanteurs) puissent se préparer pour le karaoké du mois suivant et ainsi de suite… ? « Si on chantait » devrait se décliner une fois par mois pour le moment. « La fréquence de ces soirées dépendra de son succès. Le but est d’avoir un groupe de fidèles de plus en plus fourni pour pouvoir trouver sans problème les musiciens et les participants à chaque fois. »
Deux sessions par soirée
Par ailleurs, chaque « feu de camp » se déroulera en deux sessions. La première aura lieu de 19 h 30 à 20 h 30 puis il y aura trente minutes de pause. « Cela permettra à ceux qui le souhaitent de rentrer au bout de 6 ou 7 chants. Et à l’inverse, cela permettra aussi de prendre le train en marche et de se joindre à nous pour la deuxième session qui se tiendra de 21 h à 22 h. » Ou alors, cela offrira simplement quelques minutes pour reprendre son souffle et humidifier son larynx. Avec ce nouveau concept, l’établissement « à Côté » ajoute une nouvelle corde à son arc. « Nos cinq chambres d’hôtes vivent une belle saison de lancement et le club-conférence d’anglais ECC fonctionne pas mal. Le café prend aussi gentiment son rythme », confirme Jonas Vouga. Petit à petit, le « cocon innovant » môtisan pose sa signature sur la région et ce sont les habitants qui vibrent.
Kevin Vaucher