Fatton perd pied à la SwissPeaks
Pour ceux qui ne connaissent pas le grand parcours de la SwissPeaks, on pourrait le résumer en deux chiffres : 364 kilomètres et 26ʼ610 mètres de dénivelé positif. De quoi faire perdre les pédales à bien des sportifs… y compris à Christian Fatton. Cʼest dire ! Le 29 août, le coureur de 61 ans a mis 122 heures et 6 minutes pour venir à bout de ce « tracé toblerone » qui ne cesse de monter et descendre. Un autre Vallonnier, Lionel Martin, était de la partie (90e en 133 heures). Fatton a été un peu plus rapide mais non sans mal comme il lʼexplique : « Jʼai été assez longtemps à la bataille autour de la vingtième place car je cherchais à revenir sur un concurrent de ma catégorie Adrien Schlüchter. Jʼai placé une grosse attaque au bas de la Fenêtre dʼArpette puis jʼai totalement explosé. »
Insolation et arrêts forcés
Une explosion qui sʼest vite transformée en incendie.
Il faisait chaud et jʼai fait une insolation couplée à une hypoglycémie. Soudainement, je me suis mis à tenir des propos incohérents et à ne plus savoir ce que je faisais là. Arrivé à un point dʼeau, on mʼa retenu pour me faire dormir une heure et demie sur un matelas avant que je reparte sous surveillance. Mais je ne tenais plus trop bien sur mes jambes.
Une chute, puis deux, puis trois avant quʼune journaliste ne lʼinterpelle. Distrait, il prend le mauvais chemin et perd plus dʼune heure pour retrouver sa route.
Et ses esprits ? Pas encore !
Rebelote le lendemain où je me sens rapidement mal fichu. On mʼarrête finalement une nouvelle fois au ravitaillement de Susanfe. Cʼest seulement à partir de là que je repique du vif.
Au bout du compte, il prend la 40e place du général (2e de sa catégorie). De quoi le satisfaire ?
Cʼest une immense victoire personnelle car cʼétait vraiment dur. Surtout en dormant que 5 h 30 en neuf petites pauses distinctes. Mais je me demande encore pourquoi on mʼa arrêté à Susanfe deux heures alors que 25 minutes auraient suffi.
Sacré Christian !