Gymnastique
280 jeunes gymnastes dans le vent
La place des Collèges de Couvet a été le théâtre de la Fête cantonale de gym dimanche passé. Toute la journée, les catégories enfantine (5 à 7 ans) et « parent-enfant » (3 à 5 ans) de seize sociétés neuchâteloises ont enchaîné les épreuves « pour le plaisir ». La FSG Couvet organisait l’événement pour la quatrième fois et n’a eu aucun mal à trouver ses 35 bénévoles pour encadrer les activités sous 32 degrés et un vent parfois décoiffant. 280 enfants et autant d’accompagnants ont participé à cette fête sportive et colorée. De quoi en sortir avec de beaux souvenirs et un bénéfice « post mesures Covid » intéressant. Aussi pour les familles des gymnastes.
À la fin, tout le monde gagne,
résume en une phrase la présidente de la FSG Couvet Barbara Haldi.
C’est une fête familiale où on fait volontiers participer le petit frère ou la petite sœur d’un des gymnastes par exemple. On ne se prend pas la tête et chacun touche un prix à la fin. Ça leur fait de bons souvenirs,
confirme Barbara Haldi. C’est aussi une belle manière de mettre en avant la gym auprès des familles. Peut-être que ce fameux petit frère ou que cette fameuse petite sœur aura eu le déclic et sera le gymnaste neuchâtelois de demain…
Des grappes colorées et « retentissantes »
Vingt-trois équipes de seize sociétés de gym différentes étaient présentes. Les couleurs du Val-de-Travers étaient défendues par la FSG Môtiers et la FSG Couvet. La structure covassonne était aussi à la manœuvre pour l’organisation de tout ce qui était « logistique ».
On a la chance d’avoir déjà organisé quatre fois cette fête donc on savait exactement ce qu’il y avait à faire. Personne n’a été surpris. La seule surprise est venue du Covid. La pandémie a repoussé la manifestation de deux ans. Quand on a su que c’était bon cette année, tout le monde était soulagé et tout était prêt. On a commencé les préparatifs au mois de mars.
Le défi a parfaitement été rempli à voir les visages des participants. Des sourires, et donc des jeunes, il y en avait partout ! On pouvait voir des petites grappes colorées et « retentissantes » de tous les côtés de la place des Collèges.
Bénévoles trouvés presque sans effort
De la course au sac en passant par l’arbre à lettres et par le parcours d’obstacles, ça courait dans tous les sens. Environ trente-cinq bénévoles ont canalisé toute cette énergie durant la journée.
En entendant les problèmes rencontrés par quelques manifestations pour trouver des renforts, on avait un peu peur de manquer de bénévoles. Mais finalement, on les a trouvés sans trop d’effort, j’étais étonnée,
s’épate Barbara Haldi. Un solide noyau semble s’être cristallisé autour de cet événement au Vallon et c’est « tout bénef ».
En principe, l’organisation tourne entre les différentes sociétés du canton. Mais certaines n’ont pas envie de prendre à charge cette responsabilité ou elles n’ont simplement pas trouvé le bon endroit pour faire cohabiter 500 à 600 personnes autour d’activités sportives. Nous, à Couvet, on aime cette fête et on a de quoi l’accueillir donc on le fait volontiers.
Un bénéfice qui…bénéficie aux familles des gymnastes de la FSG Couvet
Pour récompenser la société organisatrice, le bénéfice de la journée reste dans ses caisses et n’est pas redirigé vers l’ACNG. Normal !
L’argent ne va pas dans nos poches. Cela nous permet de proposer des cours à tarif avantageux le reste de l’année à Couvet. Par exemple, on ne demande aucun frais d’inscription aux parents pour les concours auxquels participent leurs enfants. On veut que la gym reste accessible et familiale.
Cette année, le comité cantonal (responsable des inscriptions) a exceptionnellement laissé les inscriptions ouvertes un peu plus longtemps.
Chaque société de gym devait se « remettre en marche » après la pandémie. Il y a eu beaucoup d’adhésions tardives.
Mais pas de quoi prendre à défaut la FSG Couvet qui avait suffisamment de prix-souvenirs dans ses stocks depuis 2020. Tout le monde a ainsi pu entamer la danse collective de fin avec les bras levés vers le ciel. Les parents, eux, ont probablement terminé cette journée intense à genoux.
Kevin Vaucher