Hockey sur glace 3eme Ligue
La « deux » conte ses légendes
Les légendes arthuriennes ont pu prendre bien des formes à travers les âges et la quête du « Saint Graal » est un objectif qui varie selon les désirs de chacun. Pour la « deux », cet artéfact mythique peut être symbolisé par une victoire du championnat, mais pour cela il faut remporter bien des batailles au préalable. Comme à la maison, hein ?
Cette phrase a malheureusement bien mal vieilli en une semaine. C’était le deuxième affrontement à la suite entre les Fleurisans et les joueurs de Val-de-Ruz. Et ce, toujours sur les terres du « seigneur bas » qui prendront ici les traits de Pellinore. Les Fleurisans ont vite retrouvé leurs marques en prenant rapidement un avantage de trois buts par Emile Fanac et Jonathan Jeanneret (2x). Mais Pellinore est un chevalier expérimenté et trois buts d’avance ne suffirent pas à le faire scier.
Un cycle de frappes infinies
Pire, piqué au vif dans son honneur, il répliqua par trois charges bien placées. Et les Fleurisans de mettre un genou à terre. À nouveau sur un pied d’égalité, les valeureux « chats du roi » ne lâchèrent pas pour autant et ils ont repris l’avantage par Nicola Rota. Mais chaque coup asséné était rendu à valeur égale et ce dans un cycle de frappes infinies : 4-4, 5-5, 6-6 ! Peu importe le nombre d’attaques faisant mouches, Pellinore du Val-de-Ruz ne vacillait pas et répliquait sans cesse. Et alors que le dernier coup porté par Emile Fanac aurait dû être fatal, il n’en fut rien. Poussée en prolongation, la « deux » ne pu que s’incliner devant un adversaire finalement plus fort.
À la recherche de l’Excalibur
Parmi les faits d’armes notables de cette partie : un triplé d’Emile Fanac ainsi qu’un doublé pour Gilles Langenegger et Jonathan Jeanneret. Vaincus par le chevalier du bas et la lame émoussée par le combat, les Fleurisans ont eu trois jours pour se rendre en Avalon, à la recherche d’une arme plus puissante. Une épée légendaire : l’Excalibur ! Les troupes du terrible seigneur Mordred ont lancé leur assaut sur la forteresse fleurisane prêtes à créer une nouvelle version de la bataille de Camlann. Mais bien mal leur en prit et le vif chevalier Romain Gueissaz lança une percée solitaire dans l’arrière-garde ennemie. Il inscrivit le premier but après seulement 20 secondes. Avant que le flamboyant viking d’origine, Emile Fanac, double puis triple la mise dans le premier tiers.
Les légendes continuent
Désormais forts de leurs expériences, les hommes du roi Arthur ont répliqué à chaque coup de massue par un coup d’estoc bien placé. Dès lors que les joueurs des Ponts ont marqué leur premier but, les Fleurisans en ont mis deux autres. D’abord par Michael Derendinger puis par Jonathan Jeanneret. Si les Fleurisans s’étaient munis de l’Excalibur, ils ont tout de même dû confronter l’épée de Damoclès, qui pesait au-dessus de leurs têtes dans les derniers instants du match, la faute notamment à un 3 contre 5 qui mena à la réduction du score. Mais c’est finalement le capitaine Gilles Langenegger qui sonna la charge finale fendant l’air pour un ultime but dans la cage vide qui acheva les derniers espoirs des troupes de Mordred. 7 à 4, score final d’une bataille revisitée, digne des grandes légendes. Et comme, contrairement à l’histoire originale, personne n’est mort, les légendes de la « deux » continueront leur route !