Hockey sur glace
Leblanc annonce la couleur
Son nom c’est Leblanc et c’est Robin son prénom. Il ne s’apprête pas à participer à un dîner comme dans un célèbre film français des années 1990 ‒ pour ceux qui ont la référence ‒ mais à entraîner le CP Fleurier. Cet ancien attaquant de ligue nationale succède à Sandy Jeannin à la tête de la première équipe évoluant en deuxième ligue. Il promet un hockey attractif et offensif aux spectateurs vallonniers.
Depuis qu’il a arrêté sa carrière de joueur en 2019 après quelque 650 matches de ligue nationale, Robin Leblanc a gardé un pied dans l’univers du puck. Il intervient occasionnellement en tant que consultant sur le plateau de la chaîne sportive MySports. Mais il en voulait plus :
J’avais envie d’être encore plus dans l’action et je prospectais plutôt un poste d’assistant coach lorsque la proposition du CP Fleurier est arrivée.
Soit un contrat d’une année comme entraîneur principal pour sa première expérience derrière un banc. Une responsabilité qu’il aborde un peu dans l’inconnu :
Oui, je suis attiré par cette fonction mais oui aussi je ne sais pas véritablement ce qui m’attends. Je le prends comme un grand défi à relever.
Des trajets depuis Soleure
Bardé de diplômes dans le domaine du marketing et de la vente notamment, l’homme de trente-huit ans n’a pas encore eu la même rigueur pour les titres de coaching.
Pour le moment, je n’ai pas suivi les cours Jeunesse et Sport qui permettent d’entraîner à un certain niveau mais je ne m’inquiète pas. Mon expérience de hockeyeur professionnel durant près de vingt ans m’a permis de côtoyer beaucoup de coachs différents. Croyez-moi que j’en connais des exercices pour les entraînements (rires). Et en toute honnêteté, je n’ai actuellement aucune aspiration à diriger une équipe de haut niveau.
En plus d’être un défi, cette saison sera donc aussi une forme de « test » pour le Canado-Suisse.
Je me réjouis de vivre cette expérience dans laquelle je vais donner le meilleur et on verra bien où cela mènera. Mon objectif sera avant tout de voir mes joueurs prendre du plaisir et avoir du succès.
Ce père d’un petit garçon s’apprête à vivre des mois intenses avec ses obligations professionnelles et privées. Il va également vivre une bonne partie de ses journées sur la route puisqu’il a acheté un cocon familial à Soleure et qu’il ne déménagera pas au Vallon dans l’immédiat.
Vers un système de jeu actif et rapide
La prise de fonction de Robin Leblanc se fera dès les entraînements d’été qui commenceront à la mi-mai.
Je vais m’inscrire dans la continuité en donnant deux séances par semaine avec parfois une troisième en complément. On est également déjà en train de planifier plusieurs parties amicales de pré-championnat et on pourrait organiser un petit tournoi. Tout se met en place,
savoure l’ancien joueur. Avec cet emploi du temps chargé, la nomination simultanée de Philippe Stengel comme chef du mouvement juniors fleurisan a presque dû être un « soulagement », non ?
Franchement, je suis très content de la configuration choisie par les dirigeants. Je trouve que Philippe était la meilleure option pour s’occuper de la relève étant donné son expérience.
Le climat de travail s’annonce donc plutôt « cool » du côté des « Cats », les successeurs de Jeannin ne sortiront pas les griffes. Pour ce qui est de la première équipe, l’objectif restera élevé malgré le changement de tête.
Je sais que les attentes sont grandes et qu’il faudra viser le Top 4. Moi, je veux mettre en place un système de jeu rapide avec un forechecking agressif. Nous ne serons pas passifs à attendre l’adversaire en défense.
Voilà qui promet du spectacle pour écrire cette page encore blanche.
Kevin Vaucher