Hommage à Dominique Messerli
Le Val-de-Travers perd l’un des siens !
« Des hommes comme lui, il n’y en a pas beaucoup ! »… Ce cri du cœur, c’est son ami Lucien qui l’avait lancé à l’occasion d’un épisode de La Vie au Vallon. à Travers d’abord, dans toute la région ensuite, beaucoup se seraient exprimés de la même manière, tant Dominique faisait l’unanimité partout où il passait. « Jamais à la maison, c’t homme ! », autre cri du cœur, celui de Véronique, sa chère épouse qui, lundi 1er, entre deux moments de profonde tristesse, parvient à s’écrier : « Son dernier grand coup, nous faire ça pendant les fêtes ! », qu’elle ponctue de ce rire dont elle a le secret.
Dominique, c’était un sourire légendaire, une bonhommie constante, une modestie permanente, une vie pleine et vraie, empreinte d’amitiés et de solidarité. Et parfois, le verbe haut lorsqu’il décelait une injustice ! Mais surtout, immensément reconnaissant envers tous ses amis et sa famille :
Sans Véronique, toujours derrière, rien n’aurait été possible !
Et d’ajouter :
Le Vallon, c’est toute ma vie. Je ne pourrais pas vivre ailleurs !
Voyez plutôt… Président des sociétés locales de Travers pendant plus de vingt ans, caissier de la fanfare du village durant onze ans, président de l’Amicale des pompiers, vice-président de l’Echo de la Frontière aux Verrières jusqu’en 2000, musicien au sein de l’Ouvrière de Fleurier, supporter du CP Fleurier ainsi que de nombreuses participations au Carnaval de l’époque… Dominique élu Miss Catastrophe à moult reprises. Sans compter les contemporains. Avec tout cela, Dominique parvient encore à s’occuper de son magnifique jardin potager, à partir en quête de morilles, à pratiquer la natation deux fois par semaine, et enfin, à faire, avec quelques amis, de la culture de la gentiane une véritable passion.
Sans Dominique, le Vallon sera différent. Pour nous consoler, nous regarderons le ciel et nous y verrons Dominique, sur son vélo militaire, passer d’une étoile à l’autre pour y rencontrer ses amis, sans oublier de nous saluer !
À Véronique et ses enfants, nos très sincères condoléances.
Claude-Alain Kleiner