Insertion socioprofessionnelle
Avec la Blanchisserie du Val, OSEO étoffe ses services
Depuis le début de l’année, OSEO-Neuchâtel a repris la gestion de la Blanchisserie du Val, après l’arrêt de l’activité de l’association atelier Fil. Une activité qui s’ajoute aux divers programmes de la structure d’intégration sociale et professionnelle située à Travers.
En novembre dernier, l’association atelier Fil annonçait la fin de ses activités pour fin 2023 et qu’elle avait trouvé différentes structures pour faire perdurer les services. C’est le cas pour la Blanchisserie du Val dont la gestion est reprise par l’Œuvre suisse d’entraide ouvrière Neuchâtel (OSEO-NE). « Nous étions deux structures associatives à but non lucratif et actives dans le domaine de l’insertion et de l’aide sociale, seules nos activités étaient différentes », explique Véronique Franzin, directrice d’OSEO-NE, en soulignant l’aspect naturel de cette reprise. Cette dernière a été rapidement validée par le comité et l’assemblée générale d’OSEO-NE.
La Blanchisserie du Val vient étoffer la liste des programmes de la structure d’intégration socioprofessionnelle et pérenniser ses quatre places d’emploi de bénéficiaires de l’aide sociale. Ce nouveau service permet aussi à OSEO-NE d’avoir une nouvelle source de revenu pour son fonctionnement, qui ne dépend que des subventionnements de l’État, des dons et des recettes des ventes de production d’articles en bois ou de matériel informatique de seconde main. Des éléments construits ou traités dans le cadre de son programme Ecoval à Travers.
Plusieurs cursus d’insertion
Pour rappel, OSEO-NE a pris le relais de l’organisme Ecoval en 2017 en créant une antenne neuchâteloise de cette association fondée en 1936 au niveau suisse et se détachant ainsi de la Commune de Val-de-Travers. Depuis, la structure a maintenu sa formation dans l’horlogerie, en lien avec le service cantonal de l’emploi et celle ASPIR, relative à la pratique du bois, et corrélée avec l’Office cantonal de l’Aide sociale. « En menuiserie, nos bénéficiaires peuvent aussi réaliser des créations spécifiques sur demande », note la directrice d’OSEO. « Cela constitue des activités concrètes et réelles pour eux ». De plus, des cursus de rénovation de matériel informatique et de formation à l’administration ont été développés, portant à 26 le nombre de places disponibles à Travers.
Au sein d’Ecoval, puis d’OSEO-NE, depuis 2010, Véronique Franzin souligne la flexibilité des ateliers menuiserie au gré des commandes. L’offre de la structure s’étend désormais aussi au monde numérique avec EasyNumérique, un programme ouvert à tous les publics, qui vise à former les gens à l’informatique, tout comme aux TIC et TRE, techniques d’information et communication, et de recherche d’emploi. « C’est notre souhait que tout le monde puisse accéder à cela au-delà des bénéficiaires du chômage ou des personnes allophones », explique la directrice d’OSEO-NE, en ajoutant que la fracture numérique concerne tout un pan de la population. « Nos formateurs se déplacent à domicile si besoin », ajoute-t-elle.
300 bénéficiaires en 2023
Dans sa mission d’intégration, en partenariat avec le Service de la cohésion sociale et multiculturelle, OSEO-NE a entrepris une action de cours de français dans les parcs publics de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds durant les semaines des vacances d’été. Une pratique hors d’une traditionnelle salle de classe qui facilite les échanges. « Et favorable pour les femmes qui bénéficient d’un encadrant pour garder leurs enfants et qui peuvent se concentrer sur l’apprentissage de la langue », ajoute Véronique Franzin.
Enfin, le projet Intend’ESPACE de la structure offre une formation en intendance qui se déroule à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds. En 2023, 300 personnes ont bénéficié des programmes d’OSEO-NE avec un taux de retour à l’emploi de plus de 35% pour ceux participant à ceux d’Ecoval. La formation en horlogerie, elle, permet à 57% des apprenants de retrouver un emploi. Des chiffres qui démontrent le rôle essentiel d’OSEO-NE...
Gabriel Risold