3e ligue – La «2» fatiguée face aux Huns fatigables
CP Fleurier II – HC Courtételle 3-7 (0-5, 2-0,1-2). EHC Bösingen-SenSee – CP Fleurier II 16-1 (5-1, 7-0, 4-0)
Oyé oyé, citoyens des contrées du Val-de-Travers. Les Huns sont à nos portes, les troupes de Shan-Yu nous ont invités à aller se déplacer sur leur territoire, pour un affrontement qui décidera du haut du classement.
Et c’est ici que les petits Chatons fleurisans entamèrent leur entraînement pour devenir de grands félins. Partis confiants, les Chatons découvrirent cependant rapidement le pot aux roses. Le HC Courtételle, supposé sparring-partner, était un adversaire bien plus ardu que prévu. Les Fleurisans échouèrent aux tâches supposément les plus simples telles que sortir le puck de la zone. Face à des Jurassiens bien en place, les Chats à la ramasse encaissèrent en masse. Pas moins de cinq goals en moins de 15 minutes, assénés comme des coups de bâton enfonçant un peu plus leurs « patounes » dans le sol.
Hockey ou tir à l’arc ?
Si la dynamique s’est quelque peu équilibrée par la suite, les Fleurisans ont rencontré leur lot de soucis dans le camp adverse. Si l’exercice de tir à l’arc est celui qui se rapproche le plus d’un shoot, alors la cible a été manquée à de nombreuses reprises. C’est finalement Emile Fanac qui atteignit le cœur pour la première fois. Paradoxe amusant car cela déclencha le premier battement d’une révolte en trois actes, loin d’être glorieuse. Celle-ci sera malgré tout complétée par Jonathan Jeanneret et Laurent Gander, à 6 contre 5, en fin de match. Ce qui n’empêcha pas la défaite 3-7.
Renfort du lieutenant Dan
Encore tuméfiés par l’épreuve précédente et sans pour autant parler de désertion, c’est en petit nombre que les Chatons se déplacèrent en terre conquise trois jours plus tard. Et comme un symbole, on retrouvait le lieutenant Dan sur la ligne de front, bien sur ses jambes. Le vétéran Gabriel Vaucher était aussi en place. L’illusion d’une hypothétique victoire devint réelle lorsque Michael Derendinger alluma la mèche d’un boulet de canon qui fit trembler filets et gradins. Eh oui, contre toute attente, ce sont les Chatons qui lancèrent la première charge mais l’effet de surprise s’estompa bien vite.
Les contes s’arrêtent où la réalité commence
Car contrairement à ce que Disney veut bien nous faire croire, conte et réalité sont cruellement éloignés. Douze chats, qu’ils soient petits ou grands, sont bien inoffensifs face à une armée surentraînée et rompue au combat. Résultat d’un déséquilibre on ne peut plus visible, ce ne sont pas moins de 16 goals qui seront encaissés. Pas d’avalanche miraculeuse, ni de feux d’artifice enchanteurs et encore moins d’acte héroïque et historique. Ici la morale est que les contes s’arrêtent là où la réalité commence. Que ce soit avec les Huns ou avec les autres !