Paroisse du Val-de-Travers
La paroisse réformée doit renoncer aux cultes
Presque simultanément à l’article qui annonçait un culte du souvenir et la création d’un groupe de deuil (parution dans le Courrier du jeudi 29 octobre), de nouvelles mesures fédérales, puis cantonales ont été annoncées : les cérémonies religieuses ne peuvent désormais plus se tenir (sauf les cérémonies funéraires) jusqu’à nouvel avis. Dans la foulée, le Canton précise que les rencontres en groupe sont possibles sans dépasser le nombre de 5 personnes.
Dès lors, la paroisse du Val-de-Travers doit renoncer aux cultes du souvenir prévus les 21 et 28 novembre prochains, ainsi qu’au groupe de deuil censé démarrer en décembre. De même, les cultes ne pourront pas être célébrés ces prochains dimanches.
Bon nombre d’entre vous avaient exprimé leur reconnaissance et leurs besoins que de telles manifestations prennent place au Val-de-Travers. Merci pour votre confiance. Sachez que l’intention et l’attention de prendre soin de vous, endeuillés, demeure forte et bien présente. Ces projets seront menés à bien, en des jours meilleurs.
Pourtant, c’est ici et maintenant que la souffrance liée au deuil est bel et bien présente. Il devient difficile de pouvoir en parler, faute de contacts personnels. Les journées sont longues, la lumière descend et nous avons tout « loisir » de penser, de ruminer, de revivre des événements douloureux. Ne restez pas enfermés dans ces pensée et ressassements. Prenez votre courage à deux mains et appelez l’un ou l’autre des ministres de la paroisse. Ils se tiennent à votre disposition pour un entretien téléphonique. N’hésitez pas à appeler pour parler de votre deuil, de vos difficultés, de votre solitude, de vos peurs. Vous pouvez aussi appeler pour raconter vos joies et vos progrès !
Ce temps de semi-confinement est en lui-même un temps de deuil (pertes de nos repères, de notre travail, de nos liens sociaux, de la sécurité, de nos fêtes familiales, de nos loisirs, de notre insouciance…). Nous vous souhaitons la patience, l’espérance, le courage nécessaires pour traverser ces pertes majeures.
Véronique Tschanz-Anderegg,
pasteure au Val-de-Travers