Le Val-des-Éoliennes !
Ce qui m’inquiète le plus dans cette saga des « Moulins à vent du Val-de-Travers », d’abord sur la Montagne de Buttes et maintenant sur le Mont de Boveresse, (voir l’article du Courrier du Vallon du 02.03.2023) c’est le rôle du Conseil communal. Dans ma naïveté, j’aurais imaginé que nos autorités qui, à mon avis, devraient représenter l’ensemble de la communauté qu’elles administrent, ne restent pas neutres, puisque lors du dernier référendum lancé en décembre 2015 par l’Association « Les Travers du Vent » concernant cette question, l’opposition aux éoliennes était légèrement inférieure à 50% et je pense que la situation a évolué depuis, au fur et à mesure que les gens se sont documentés.
Or, nous voyons maintenant nos autorités encourager les promoteurs du projet d’étudier la construction de 18 éoliennes sur le Mont de Boveresse avant même qu’une seule machine soit érigée sur la Montagne de Buttes (19 machines). J’ai cru savoir qu’il était initialement prévu que le projet de Buttes soit utilisé comme test afin que les citoyens du Val-de-Travers puissent mesurer les nuisances de ces machines avant de procéder à de nouvelles extensions.
Nous sommes maintenant confrontés à la possibilité d’avoir deux parcs éoliens sur notre territoire, sans considérer les parcs sur le « Balcon du Jura » et en France voisine.
Nous semblons être dans une position où les promoteurs et les autorités communaux sont pressés d’ériger autant d’éoliennes autorisées dans notre région avant
que d’autres sources d’énergie, plus efficaces, n’arrivent sur le marché.
Je me demande si ce n’est pas le moment propice de rebaptiser notre commune « Val-des-Éoliennes » et de nommer comme notre second parrain, le responsable éolien chez les Services industriels de Genève (SIG), après l’humoriste Jean-Marc Richard, sans oublier d’ajouter le chef de projet éolien chez Ennova à la liste de citoyens d’honneur pour sa contribution à l’expansion (en hauteur) de notre commune.
À l’approche du 1er avril, quelles autres plaisanteries vont nous tomber sur la tête ?
Richard Wilson, Travers