Les spectateurs en ont été Baba(r) !
Les enfants sont attentifs ! D’ailleurs, ce sont les premiers à avoir repéré « l’œil du Courrier », venu pour les photographier dimanche matin. Mais les enfants sont aussi pleins de vie. Il est donc difficile de garder leur attention sur des périodes prolongées. Surtout lorsqu’on parle de quelque chose d’aussi abstrait (à cet âge) que le piano. C’est pourquoi, Benjamin Cuche a pris le temps d’expliquer le concept des deux spectacles musicaux qui avaient lieu à la Chapelle aux Concerts. Le premier sur Babar (dès 2 ans) et le second sur Le Carnaval des animaux (dès 7 ans). À la question, qu’est-ce qu’un piano, un enfant a innocemment répondu avec poésie : « C’est un instrument qui parle ». Derrière le piano, on retrouvait Véronique Gobet.
« Bon, tu commences à la raconter, l’histoire ou bien », s’est impatienté un tout jeune spectateur lors de l’introduction de Cuche. Rires nourris dans la salle, presque comble, évidemment ! Avec son jeu d’acteur toutjours aussi efficace, Benjamin Cuche a alors commencé à réciter l’histoire de Babar pendant que Véronique Gobet l’accompagnait au piano. Non, en fait, elle ne se contentait pas d’accompagner le texte, c’est elle qui imposait parfois le rythme du récit en intensifiant ses notes lorsque l’histoire s’emballait par exemple. Elle a également joué, physiquement, avec son compagnon de scène. Au final, le duo est subtilement parvenu à maintenir l’attention constante auprès du public le plus difficile qui soit : les enfants ! Un bien joli « numéro » que les nombreux parents ont aussi apprécié. « Nous avons redécouvert l’histoire autrement. C’était tellement vivant. J’ai adoré », confiait l’un d’eux. KVA