Le Téléthon sort du bois
La 34e édition du Téléthon arrive ces 3 et 4 décembre dans toute la Suisse et dans bien dʼautres pays. Au Vallon, plusieurs événements sont organisés même si aucune peluche ne pourra être vendue cette année, faute dʼapprovisionnement suffisant. Pas grave, Jules le renard patientera un peu avant de sortir du bois et il deviendra la mascotte de cette bonne action en 2022. Mais un Téléthon, cʼest quoi au fait ?
Le mot Téléthon est devenu tellement associé à cet événement de décembre que beaucoup ne le savent pas. Un téléthon – compression de télévision et de marathon – est en réalité une émission de télévision de longue durée avec pour objectif de recueillir des fonds pour une œuvre caritative. Cʼest un concept apparu aux États-Unis dans les années 1950. à cette époque, il sʼagissait surtout dʼaider les malades atteints de la poliomyélite.
En France depuis 1987
Tout le monde a en tête ces images dʼartistes se succédant en direct à la télévision pour appeler aux dons. Lʼidée du compteur indiquant en temps réel le montant recueilli sur le plateau est lʼun des grands marqueurs du Téléthon. Il est censé instaurer une dynamique et donner aux téléspectateurs lʼenvie de participer à sa marche en avant. La Suisse, tout comme la Belgique, a calqué sa date de diffusion sur celle initiée par la France en 1987. Chez notre voisin, le Téléthon sert essentiellement à financer des projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires. La collecte record remonte à 2006 avec 101 millions dʼeuros de promesses de dons (77 millions en 2020).
Lʼimpact Covid
Sur notre territoire, lʼévénement a été organisé pour la première fois en 1988, sur lʼinitiative de lʼAssociation de la Suisse romande et italienne contre les myopathies et de la Fondation suisse de recherche sur les maladies musculaires. Le but est de venir en aide aux personnes atteintes de maladies génétiques que lʼon qualifie dʼorphelines. La première campagne avait débouché sur 220ʼ000 francs dʼoffrandes alors quʼon était proche des deux millions en 2019. Une année plus tard, sous pandémie, ce chiffre avait été divisé par deux. Sur cet argent récolté, 50% partent à la recherche et 50% vont à lʼaide sociale dont « lʼAssociation suisse romande intervenant contre les maladies neuro-musculaires » est la principale bénéficiaire.
Lʼannée du renard, le rat et lʼéléphant repasseront
« Ensemble, nous sommes tous plus forts ». Tel est le slogan du Téléthon qui commence donc demain dans sa 34e version. Pour faire passer ce message auprès des plus jeunes, une peluche est habituellement vendue pour lʼoccasion. Depuis plusieurs années, la « Fondation Téléthon Action Suisse » organise un vote chaque année pour élire la nouvelle mascotte. Pour 2021, cʼest Jules le renard qui a été plébiscité. Il a été plus convaincant que lʼéléphant, le lama, la pieuvre, le flamant rose et le rat. Mais il nʼa pas été assez puissant pour pouvoir être disponible dans les temps en cette période Covid où certaines lenteurs balaient tout le reste, même le Téléthon.
Une mascotte vecteur de messages
Cette élection de la mascotte est surtout lʼoccasion de mettre en lumière des thèmes concrets chers à cette bonne cause. En effet, chaque candidat-mascotte est rattaché à une cause particulière telle que renforcer le statut de proche aidant, favoriser lʼinclusion scolaire et professionnelle ou encore favoriser la mobilité et lʼaccessibilité. Le renard par exemple, milite pour faire avancer la recherche. En résumé, Jules – comme toutes les mascottes avant lui – sera un excellent vecteur de messages auprès des enfants. Est-ce quʼil sera aussi bon pour faire exploser la cagnotte ? Réponse très vite.
Kevin Vaucher