Développer des alternatives pour les transports
Éboulement sur la route internationale Neuchâtel–Pontarlier ce lundi au petit matin : si l’être humain est dangereux pour la nature, l’inverse existe également ! On frémit en pensant aux drames qui auraient pu découler de ces chutes de rocher : par bonheur, par grâce, il n’y a eu ni blessé ni mort.
Nous voilà bousculés dans notre petit train-train quotidien : déviation, et ce durant une durée indéterminée. Il convient de saluer ici l’engagement des chauffeurs de TransN, qui se sont efforcés et s’échinent encore afin de garantir un service de transport en commun aussi rapide et ponctuel que possible : merci, Messieurs !
Pendant ce temps, on ne comprend guère que le tronçon ferroviaire Fleurier–Buttes, ayant reçu l’homologation de qui de droit, ne soit pas encore rétabli. Lorsque vous allez faire expertiser votre véhicule et que l’on vous dit que vous pouvez rouler, vous repartez de suite à bord de votre « Titine », et pas 45 jours plus tard… comprenne qui pourra !
Le 29 janvier a eu lieu le 150e (151e en réalité… covid…) anniversaire de l’entrée de l’Armée Bourbaki aux Verrières, en présence de personnalités de premier plan, dont Ignazio Cassis, président de la Confédération. S’est exprimé également Laurent Favre qui a, en outre, signalé son vœu de rouvrir la gare des Verrières et de la nommer « Gare Bourbaki ».
Comme toujours, les belles paroles ne valent que si elles sont suivies d’actes concrets : au vu de l’éboulement précité, il est urgent de permettre l’arrêt des trains Neuchâtel–Frasne en gare des Verrières, ce au moins durant la durée de sécurisation et de remise en état de la route directe actuellement impraticable. Il convient également de se poser la question du tunnel de la Clusette : est-ce le bon moment, au vu de ce qui précède, pour assainir cet ouvrage ? Et puis, au vu des années de travaux impactant la circulation routière entre Neuchâtel et le Vallon via cette même Clusette, il serait logique et intelligent d’offrir une ou plusieurs alternatives via les transports en commun : augmenter la cadence, diminuer le prix des abonnements, songer à créer et/ou développer des trajets autres (Val-de-Travers–Val-de-Ruz par exemple).
Les pendulaires et le climat remercient par avance les décisions prises allant dans ce sens… pour une fois que notre canton ne serait ni à la traîne en la matière (voyez Vaud et Jura, sans compter le Léman Express), ni trop près de ses sous… qui sont en fait les nôtres, n’est-ce pas ?
Sylvain Moser, Les Verrières