Halloween et la stratégie énergétique de la Suisse
La stratégie énergétique chez nous est souvent vue comme un choix uniquement technologique entre les différentes sources d’énergie : les barrages alpins, les panneaux solaires, les éoliennes, les centrales à gaz, les centrales à charbon et les centrales nucléaires, etc…
L’aspect psychologique et les réactions humaines de peur, de méfiance et de refus, qui jouent un rôle important dans les décisions politiques des gens, ne sont pas assez abordés dans le débat.
Un article de Steven Pinker, professeur en psychologie à l’Université de Harvard, nous rend attentifs aux psychoses qu’on peut développer en considérant cette question importante.
Prenons le cas de l’énergie nucléaire qui suscite tant de méfiance liée à l’incapacité des gens de séparer l’utilisation militaire (Hiroshima et Nagasaki au Japon) de l’utilisation pacifique, énergétique. Il y a 458 réacteurs nucléaires dans le monde. Ou encore, les fausses informations sur le taux de mortalité dans les accidents des réacteurs (zéro à Fukushima au Japon, zéro à Three Mile Island aux états-Unis et 31 à Tchernobyl en Ukraine, dû à l’incompétence des autorités soviétiques).
Au lieu d’admettre que le nucléaire (avec l’hydraulique) est une énergie sûre, non polluante (qui ne dégage pas de CO2) et bon marché, on le vitupère comme la source de tous nos maux et qu’il ne faut impérativement pas le léguer à nos enfants.
Il est donc important de séparer l’irrationnel de la réalité et d’être attentif aux fausses informations circulées par des promoteurs dont le but est de nous forcer à accepter leurs machines sur nos crêtes. C’est pareil quand les enfants sonnent à votre porte le soir d’Halloween, soit vous leur accordez une faveur (des bonbons), soit ils vous font peur (en anglais : a trick or a treat !).
Pour trouver des solutions à nos problèmes énergétique ne cherchons pas trop loin. Regardons autour de nous et à ce qui fait la célébrité de la Suisse. D’abord notre topographie : nos montagnes, nos glaciers et nos cours d’eau qui fournissaient l’énergie à nos ancêtres. Et puis, rappelons-nous de notre grande expertise dans l’industrie mécanique et technologie qui va jusqu’à la nanotechnologie moderne. Nous possédons la capacité de gérer notre propre énergie, et même d’aider nos voisins s’il le faut (voir la Suède). Investissons là où nous avons la certitude d’avoir un bon retour.
Richard Wilson, Travers