Le littering se jette et se ramasse !
Dans l’espace public, beaucoup de gens ont pris l’habitude de jeter par terre les déchets qu’ils produisent sans arrêt. Ce peut être l’emballage d’un bonbon, d’une barre chocolatée, d’un sandwich ou un cachet de médicament, un mouchoir, un masque souillé, une bouteille ou une cannette vide (ou entamée), un ticket de caisse… bref tout ce dont ils n’ont plus besoin. Un briquet en bout de course, le cellophane d’un paquet de cigarettes, un paquet de cigarettes vide… et bien sûr un mégot de cigarette sont d’autres exemples fréquents.
Les municipalités, chargées de l’entretien de l’espace public, et soucieuses de le maintenir « propre en ordre », veillent à ce que tous ces déchets (le littering) soient régulièrement ramassés avec les feuilles mortes. En conséquence, les gens qui ne jettent rien ne sont pas vraiment dérangés par le littering. Parfois, ils ne le voient même pas. Et sinon, les gens qui jettent sont confortés dans leur bon droit puisque c’est à la commune de nettoyer, on paye des impôts, on a droit à ce service. Ils sont confortés aussi dans leur paresse : à quoi bon chercher un cendrier ou une poubelle, de toute façon les balayeurs ou la balayeuse passent.
L’étendue du problème est vaste
Le résultat est la banalisation d’une incivilité évidente. Mais aussi un travail dégradant et souvent caché (tôt le matin) pour les employés de commune. L’espace public est constamment sali, même à bas bruit. Et beaucoup de déchets polluants et toxiques sont emportés par le vent et la pluie vers les sols et les eaux claires (lacs et rivières).
Les balayures communales devraient être essentiellement constituées de déchets végétaux et donc compostées. En réalité elles doivent être traitées dans leur totalité comme des ordures et sont, par conséquent, plus coûteuses à éliminer. Je peux vous le dire car je le constate en effectuant un ramassage bénévole deux fois par semaine. Ce sont à chaque fois 200 à 400 mégots et, en volume, plus du double de déchets divers uniquement sur l’avenue de la Gare de Fleurier (230 mètres). La balayeuse communale nettoie cette rue aussi deux fois par semaine. La pluie et le vent font le reste.
Je laisse à chacun et chacune le soin d’estimer la quantité de mégots et de déchets divers jetés dans les rues de Fleurier et des autres villages de la commune, chaque semaine, chaque mois, chaque année ! Et d’imaginer la quantité de déchets, mégots ou non, qui ne sont pas ramassés et disparaissent dans l’Areuse et dans les sols…
Isabelle de Warenghien,
Les Bayards
Lettres ouvertes
Mise au point
Ayant reçu quelques courriers très peu courtois et devant répondre à plusieurs interrogations émanant de personnes pensant que je suis l’auteur des billets signés Le Lynx, je me vois dans l’obligation d’apporter cette mise au point, cela avec d’autant plus de force, dans le contexte de la polémique qui anime les pages du Courrier du Val-de-Travers hebdo à propos du billet paru le 29 septembre dernier.
Si j’ai bien tenu cette chronique plusieurs années durant, sous les pseudonymes du Fé Vert d’abord, de Plum’ô bec ensuite, je ne suis pas l’auteur des billets signés Le Lynx. En ce qui concerne cet auteur, par respect pour le Courrier du Val-de-Travers hebdo et son directeur, je tairai ce que je pense de ses propos et de la tonalité de ceux-ci.
Je profite de cette occasion pour informer les lecteurs du Courrier du Val-de-Travers hebdo, qu’au terme de la présente année, je mettrai fin à ma chronique « Les Bâtisseurs ». Je veux, une fois encore, remercier toutes les personnes qui ont accepté d’apporter leurs contributions à « La Vie au Vallon » ainsi qu’aux « Bâtisseurs ». Merci également à François Charrière, auteur des portraits durant cinq années et à Tamara Berger, pour cette dernière année.
Enfin, mes remerciements à Duilio Rota pour sa confiance tout au long de cette belle collaboration.
À toutes et tous, mes très chaleureux messages et au plaisir de vous croiser dans le grand concert des relations sociales qui contribuent à la qualité de vie du Val-de-Travers.
Claude-Alain Kleiner, Môtiers
Lettres ouvertes
Lermite : balade « Hors-les-murs »
La Fondation Lermite a 45 ans ! Créée le 14 octobre 1977 par des amis et admirateurs de l’artiste décédé prématurément au début de cette même année, elle a pour but d’assurer l’héritage spirituel de Lermite et de faire rayonner son œuvre.
Pour marquer cet anniversaire, le Conseil de Fondation a organisé une excursion pour visiter sept des sites mentionnés dans le guide Lermite « Hors-les-murs ».
La diversité des œuvres et les commentaires par des experts ont été fort appréciés par les participants. Commençant par la mosaïque de marbre, granit et pierre calcaire qui relie les deux tours « Maya » du Centre scolaire du Mail à Neuchâtel, le petit groupe a continué sa découverte des œuvres de Lermite d’abord à Couvet pour admirer les superbes vitraux de la salle de musique, première grande réalisation de l’artiste en verres colorés et faite sur demande de l’industriel covasson Armand Bourquin en 1965. Ensuite Saint-Sulpice pour découvrir les dessins à la mine de plomb de scènes de l’Ancien Testament sur les volets de l’orgue du temple. C’est la Commune qui avait demandé à Lermite de les décorer lors de la restauration du bâtiment en 1956. Le temple lui-même a suscité l’admiration par sa forme ovale, assez rare dans la construction de nos temples.
Après un repas convivial au restaurant de l’Hôtel de Ville de La Brévine – endroit fréquenté par Lermite – la visite a continué avec les vitraux du temple des Bayards, posés en 1994 selon les cartons faits par le peintre, et ceux de La Chaux-du-Milieu dont la pièce centrale « Communion », réalisée en 1965, a été offerte à la paroisse par l’artiste.
Encore un vitrail au Centre pédagogique des Billodes au Locle, daté de 1965, et ensuite le magnifique tableau La Clé d’Or à l’Hôtel de Ville de La Chaux-de-Fonds, l’imposante peinture sur bois qui avait été créée pour l’exposition nationale de 1964.
Ainsi s’est achevée la journée riche en (re-)découvertes.
Le Conseil de Fondation Lermite ne peut qu’inviter tous/toutes les ami(e)s de l’artiste à visiter ces lieux, témoins de sa diversité et de son immense talent.
Ingrid Wilson,
présidente de la Fondation