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Vitrine vaudoise pour « produits » neuchâtelois
La Marche du 1er mars approche et le canton s’apprête à célébrer la fierté neuchâteloise le temps d’une journée. Le reste de l’année, les actes et les symboles d’attachement des Neuchâtelois à leur circonscription sont rares. Mais peut-on vraiment en vouloir à la population ? Non, elle n’est que le reflet d’un mal beaucoup plus profond.
Un mal ancré dans nombre d’institutions où la carte locale est ignorée voire même rejetée. Je ne parlerai pas de l’emploi frontalier, trop facile ! Les cas d’établissements – publics notamment – faisant appel à des prestataires hors canton ne manquent pas non plus hélas. Ces jours, c’est la Fondation Sport NE qui en a apporté une nouvelle preuve cinglante.
Je ne remets pas en cause l’extraordinaire utilité de cette structure qui a versé 1,5 million de francs aux meilleurs sportifs neuchâtelois depuis sa création en 2007. En revanche, le choix de la marraine 2022 est beaucoup moins enthousiasmant.
Pour mettre en avant le sport neuchâtelois et pour illustrer la réussite sportive cantonale, c’est une ancienne athlète… vaudoise qui a été choisie. Ce n’est pas la carrière de Léa Sprunger qui pose question mais n’aurait-il pas été plus logique de donner ce rôle à une Neuchâteloise ou à un Neuchâtelois ? Toute assimilation gardée, c’est un peu comme si un commerçant utilisait une (belle) vitrine vaudoise pour vendre des produits neuchâtelois.
Le Lynx