« Nouveau » parcours de VTT à La Robella
C’est l’heure du « Bouquet final »
C’est à la fois un hommage et une forme de cadeau de départ. Le « nouveau » parcours de VTT de La Robella peut prendre plusieurs significations selon l’angle par lequel on l’observe. Historiquement, cette piste d’agilité de 1700 mètres de long existe déjà depuis 1998. Sa remise en état est présentée comme un hommage à son fondateur privé François Jeannin tout comme c’est une façon de dynamiser les activités sur le plateau de La Robella. Ce « chantier », qui devrait aboutir dans le courant de l’été, est aussi le dernier gros « cadeau » que laissera derrière lui Vincent Bouquet. Le chef d’exploitation de la station butterane a décidé de quitter ses fonctions dans quelques mois. On fait le point…
Le Robella Jones ! C’est sous ce nom aventurier que François Jeannin avait imaginé un parcours d’agilité à VTT, à emprunter dès l’arrivée du télésiège. Bosses, slalom, passage de marches, bascule ou encore zones de trial, cette piste de 1.7 kilomètre est pensée comme un « parcours Vita sur deux roues ». Dans l’idée, plusieurs postes jalonnent le chemin avec des panneaux explicatifs et des exercices différents à réaliser selon des niveaux de difficultés variables. « Cette activité s’adresse vraiment à tout le monde. C’est parfait car cela coïncide à 100% avec notre volonté d’étoffer l’offre familiale en haut de la station », dresse Vincent Bouquet.
En adéquation avec le remplacement du télésiège
Le chef d’exploitation développe sa vision à long terme : « Aujourd’hui, le bas de La Robella est très bien doté en activités avec le pumptrack, le mini-golf, la place de jeux et la luge féeline par exemple. Il est donc normal que nous portions notre attention un peu plus haut désormais. Et ça colle également avec le projet de remplacement futur du télésiège. » Tout cela semble effectivement cohérent. La deuxième vie du Robella Jones s’impose d’autant plus qu’il sera principalement remis en état grâce à un travail bénévole. « Ce sont les membres du club Cyclophile MTB Fleurier qui ont vraiment poussé dans cette voie. Ils seront évidemment aidés par ceux du TBRC (Télésiège Buttes-La Robella et Téléskis Chasseron-Nord). »
Les derniers mois de Vincent Bouquet
Le parcours Robella Jones (ou François Jeannin !?) devrait être prêt durant l’été. Une annonce vous sera faite dans le Courrier dès qu’il sera accessible. Si cette info marque une forme de renouveau, elle se conjugue également avec la fin d’un cycle. Celui dans lequel est entré Vincent Bouquet il y a plus de six ans. « Durant tout ce temps, j’ai été très heureux de donner quelque chose à cette région que j’apprécie tellement. » S’il parle au passé, c’est qu’il a décidé de se retirer de son poste dès la fin du mois d’octobre de cette année. Le nom de son successeur n’a pas encore été annoncé publiquement. Dans « l’héritage » qu’il laissera derrière lui, on peut notamment évoquer la multiplication des collaborations touristiques avec les partenaires vallonniers et même au-delà.
Quel héritage laisse-t-il ?
Avec lui, La Robella a densifié son réseau, gagnant autant en ancrage local qu’en rayonnement en dehors de nos frontières. Du bel ouvrage. À quoi va-t-il ensuite consacrer son énergie, vous demandez-vous peut-être ! Eh bien ne lui posez pas la question car il ne sait pas… « Je suis incapable de vous répondre maintenant si ce n’est que je vais prendre le temps de penser un peu plus à moi. Ce métier est génial mais il est très prenant. Je sens le besoin de me retrouver un peu. » Un drôle de sentiment nous habite en l’écoutant. On sent l’homme fatigué mais aussi très attaché à ses responsabilités. « Je ne suis vraiment pas contre l’idée de participer au développement futur de la station mais dans un rôle différent. Je donnerai volontiers des conseils si on me le demande. »
Un départ en forme de sacrifice ?
Concrètement, d’où vient ce besoin de prendre du recul avec « tout ça » ? « Je pense qu’il faut du sang neuf et des forces fraîches. » D’accord, mais quel a été le déclic profond de cette décision. Un bref silence s’installe puis il reprend : « Je ne vous cache pas que je trouve que les futurs projets prennent beaucoup de temps à se concrétiser. Ce n’est pas de la faute au TBRC mais c’est le jeu politique qui veut ça. Nos finances ne nous permettent malheureusement pas de nous passer du soutien public et je trouve que ce soutien est bien trop lent à se mettre en place. Honnêtement, je ne suis pas prêt à attendre tout ce temps-là. Cette décision n’a pas été facile à prendre mais je ne la regrette pas. Je vais penser un peu plus à moi désormais. » Voilà qui est dit ! Place au « Bouquet final » maintenant…
Kevin Vaucher