Passionnant, la robotique ?
Ils ont entre 7 et 11 ans et ils se passionnent pour la robotique. « Non, on est pas passionnés, on veut en découvrir plus sur ce qui est possible de faire avec des robots », corrigent-ils aussitôt. Bon d’accord ! Alors ces jeunes curieux ont toqué à la bonne porte en participant à un stage d’une semaine à espaceVal. C’est l’organisation Futurekids qui assure la formation avec la mission de faire aimer la technologie aux jeunes générations. Alors, pari tenu ?
Lorsque je m’approche des salles de cours d’espaceVal, je m’étonne de n’entendre aucun bruit. Pourtant, sept enfants ensemble, ça déménage généralement. Alors je pousse la porte et je comprends mieux. Ils sont tous accaparés par le robot qu’ils sont en train de programmer. C’est le premier enseignement de la journée. La robotique n’est rien sans l’informatique. Pour qu’un robot s’exécute, il doit être programmé à l’aide d’un ordinateur.
Le système robotisé est appelé la brique. Elle est connectée par bluetooth à un logiciel informatique tel que MyCraft ou Scratch. C’est ce qui va permettre de donner une fonction à chaque capteur du robot en question. L’ordre peut être de se déplacer en avant, de s’arrêter ou de lancer un projectile par exemple. C’est conçu sous forme de jeu dans le cadre de ce stage,
détaille Leonor.
Des étudiants comme profs
Leonor est une étudiante neuchâteloise de l’EPFL. Comme une bonne cinquantaine d’autres étudiants, dans plusieurs villes de Suisse, elle donne des cours pour se faire un peu d’argent de poche. Cette férue d’informatique est dans son élément et est très à l’aise avec les enfants, même si c’est sa première expérience avec Futurekids, à Couvet. Les jeunes dont elle s’est occupée, tous les matins du 8 au 12 août, venaient principalement du Vallon. Le Covasson Andy participait à son deuxième stage et semblait déjà plutôt à l’aise avec les « Lego high tech » utilisés pour initier les jeunes à la robotique.
Un peu de robotique pour son anniversaire ?
On leur met à disposition des boîtes toutes prêtes avec ces Lego d’éducation. Il y a notamment des capteurs et des moteurs pour permettre aux robots de bouger ou d’effectuer des mouvements de rotation.
Dans son offre, Futurekids a mis sur pied des variantes intéressantes. Il est par exemple possible de « commander » des boîtes de construction pour un anniversaire.
On se déplace sur le lieu de la fête et on leur propose de faire 1 h ou 1 h30 de programmation et/ou de robotique. ça peut être une activité sympa et un peu différente.
Avant le gâteau, ça ne va sans doute pas être de la tarte de se concentrer pour certains.
Des débouchés dans l’ingénierie
Quoique ça s’apprend assez vite si on s’applique à la tâche.
Le dernier jour de la semaine, on va pouvoir programmer notre robot tout seul en lui demandant de faire tout ce qu’on veut,
m’expliquent les jeunes.
Oui, je vais quand même surveiller que ce ne soit pas des ordres trop violents,
réagit Leonor. Pas de champ de bataille en vue, donc !
En fin de compte, Cataleya, Andy, Louis, Gaëlle, Lionel, Jérémy et Dan peuvent espérer avoir des débouchés dans tous les métiers qui ont trait à l’ingénierie s’ils persistent dans ce domaine. Mais pour ça, c’est bel et bien la passion de la robotique qu’ils devront programmer dans leur cerveau.
Kevin Vaucher