Petite enfance
La Toupie : un nouveau lieu pour bambins et parents à Couvet
Lundi prochain, un nouvel espace d’accueil enfant-parent ouvrira ses portes à Couvet. Nommé La Toupie, ce lieu, mis sur pied par l’association éponyme, se base sur les principes de la Maison Verte à Paris, créée par Françoise Dolto en 1979, et s’adresse à tous les enfants de zéro à cinq ans et à leurs parents.
Offrir un lieu d’éveil et d’exploration pour les enfants et créateur de lien social pour les parents, tel serait, en résumé, l’objectif de la future structure, La Toupie, qui débutera son activité la semaine prochaine, 3 février, à Couvet, rue des Collèges 3, en dessus de la ludothèque du Val-de-Travers. Créé par une association du même nom, le lieu souhaite véhiculer le « vivre ensemble », en permettant les jeux, le partage, les expériences et les découvertes de l’autre en accueillant les enfants, non scolarisés, jusqu’à cinq ans, ainsi que leurs accompagnants, parents ou proches. « Ce type de structure existe déjà dans les villes du canton et a fait ses preuves », explique Julie Kisslig, coprésidente de l’association La Toupie Val-de-Travers, avec l’éducatrice sociale Ghislaine Merlin, estimant qu’un tel espace répond aux besoins des familles.
La Toupie se réfère aux principes développés par la psychanalyste et pédopsychiatre Françoise Dolto au cours des années septante et qui furent mis en pratique dans la Maison Verte à Paris, fondée en 1979, soit un lieu d’accueil pour les toutpetits et leurs parents ou ceux qui s’en occupent habituellement. Ainsi, le lieu proposera une pièce orientée vers la motricité, un coin de jeu symbolique, ou encore un bac à eau pour favoriser les expériences sensorielles. Il sera accessible, sans inscription et sans rendez-vous, les lundis et mercredis matin de 8 h 45 à 11 h 15. Deux accueillants professionnels ou accueillantes professionnelles seront disponibles pour les parents et détailleront les règles de vie simples de l’espace à la première visite.
Lieu d’éveil et de lien social
Ce nouveau lieu se souhaite d’une très grande ouverture. « L’idée est vraiment de venir avec son enfant et de vivre le moment tel qu’on le souhaite », détaille Julie Kisslig. La Toupie se veut un cadre dynamique et sécurisant pour les enfants, pour découvrir la vie en groupe et explorer la relation aux autres. Toutefois, toujours en présence d’un parent ou d’un proche, ce qui n’est pas le cas dans d’autres structures préscolaires, comme le relève la coprésidente de l’association. L’espace est particulièrement prévu pour les enfants pas encore en âge de scolarisation car visant la préparation à la « première séparation » et offre aussi un cadre anonyme.
Selon la coprésidente, il y a quelques années, des personnes du Val-de-Travers avaient déjà réfléchi à mettre sur pied ce modèle de structure au Vallon, sans aboutissement.
Lorsque nous avons intégré le comité, avec Ghislaine Merlin, notre souhait a été de relancer ce projet d’accueil
Julie Kisslig estime également qu’un tel lieu aura son importance dans la création de liens sociaux entre les parents qui sont souvent confrontés aux mêmes questions et problèmes. « Il permettra de se rencontrer et d’échanger », relève-t-elle, en soulignant que la région a besoin de ce type d’espace.
Permanence pour familles également
Bien que soutenue par la Commune de Val-de-Travers qui met à disposition les locaux susmentionnés et par le Service de protection de l’adulte et de la jeunesse (SPAJ), l’association La Toupie souhaite une participation financière de 3 francs, afin de contribuer au fonctionnement du lieu.
Néanmoins, l’association est encore en contact avec diverses associations pour un soutien aux familles qui ne pourraient s’acquitter de cette somme.
En plus de ces deux matinées dédiées aux enfants, La Toupie proposera une permanence pour les familles les jeudis matin ou en fin de journée.
En effet, le SPAJ, comme l’indique Julie Kisslig, recherche dans les régions du canton des lieux-relais. « Il s’agit d’être un point d’information et d’entraide sociale, éducative et administrative, pour toutes les questions autour de la parentalité », précise la coprésidente de l’association. Gratuites, mais sur rendez-vous, ces permanences offriront un soutien et des réponses professionnelles aux interrogations des parents sur des sujets variés tels que l’éducation, la santé ou encore la crèche.
Avant son ouverture, lundi prochain, l’association fondatrice de La Toupie n’a pas vraiment de limite en nombre de participants. « Je sais qu’à Neuchâtel ou à La Chaux-de-Fonds, au vu de l’affluence, ils ont dû se poser ces questions », souligne Julie Kisslig. « Nous n’en sommes pas à ce stade. » La coprésidente juge faire le bilan après les premières ouvertures. Mais comme elle le dit, ce genre de structure répond à un besoin des familles.
Gabriel Risold