On nous écrit
Quel avenir pour la Société des Fribourgeois du Val-de-Travers - Sainte-Croix ?
Après la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Fribourgeois ont émigré vers d’autres cantons et même à l’étranger pour chercher du travail. Des centaines d’entre eux ont choisi de venir dans le canton de Neuchâtel et au Val-de-Travers où ils ont trouvé un emploi et fondé une famille. Certains sont dans la paysannerie ou dans des entreprises artisanales et commerces. à l’image de leurs parents, la plupart des enfants nés sur le sol neuchâtelois habitent encore leur région d’accueil.
Éloignés de leur terre d’origine, ces Fribourgeois se trouvaient un peu solitaires en pays de Neuchâtel, raison pour laquelle, sur l’initiative de quelques compatriotes établis dans les villages de ce Vallon, une société a été créée dans l’objectif de réunir par des activités, loisirs et des contacts, tous ceux qui, à cette époque, vivaient dans ce district. à la fondation de la Société des Fribourgeois du Val-de-Travers, en 1964, il y avait près d’une centaine de membres enthousiasmés par cette idée. Avec le temps, certains ne sont plus de ce monde, alors que d’autres ont rejoint le canton de Fribourg sur le plan professionnel ou pour y vivre leur retraite. Au fil des ans, l’effectif donc a nettement régressé, mais a été compensé par des compatriotes établis à Sainte-Croix et ses environs.
à l’heure actuelle, cette société encore vivante et qui fait partie du paysage du Vallon, ne compte plus que 35 membres dont une vingtaine participe aux activités. Son avenir est quelque peu mitigé en ce sens que le recrutement s’avère difficile et que peut-être la société a quelque peu perdu de sa vitalité et son punch.
Depuis que le canton de Fribourg a suffisamment de travail pour les jeunes et sa population, l’expatriement est en nette régression. Durant deux décennies, si ce n’est plus, la Société des Fribourgeois du Val-de-Travers – Sainte-Croix, était présidée avec un rare dynamisme par Ernest Magnin de Fleurier, aujourd’hui plus que nonagénaire. Son comité actuel est formé de Michel Jonin, président ; Serge Schmutz, vice-président ; Claudine Bielmann, secrétaire. En raison de l’épidémie, aucune activité n’a été prévue au calendrier de l’année en cours.
Son comité souhaite cependant pouvoir réunir les membres à un repas de fin d’année, ceci pour autant que la pandémie soit effacée de la vie quotidienne. Souhaitons que cette prochaine rencontre soit celle d’un nouvel élan pour cette société dont les membres se distinguent par leur fidélité, même si la plupart d’entre eux ont atteint l’âge de la retraite. Et ce qui, en plus, est très flatteur pour nos compatriotes exilés de leur terre d’origine, c’est qu’ils ont toujours vécu en excellente harmonie avec les Neuchâtelois.
Gérard Bourquenoud