Une vie en crescendo !
David Lack est un nouveau Vallonnier depuis quelques mois. Ce musicien et chef de chœur professionnel sʼest établi à travers pour sʼéloigner des… nuissances sonores notamment. Lʼhomme de 53 ans aime prendre le temps de faire les choses bien par étapes. Dans la musique, il a dʼabord découvert le violon avant de plancher sur le piano et dʼen venir au chant. Ce cheminement lʼa progressivement mené à la création de son groupe vocal en 2004. Son nom : « crescendo » évidemment !
Commençons ce texte par la question à partir de laquelle découle toute la vie de David Lack. Pourquoi avoir créé ce groupe qui compte 45 membres aujourdʼhui ?
Jʼai eu mon propre groupe en tant que chanteur durant plusieurs années mais je voulais en faire plus. Jʼapprécie le travail en groupe car je réalise tous les arrangements des sept concerts annuels que lʼon donne au théâtre de Colombier.
Et mieux vaut « être à lʼheure » car toutes les représentations se tiennent en lʼespace de deux semaines entre fin avril et début mai.
Ça fonctionne bien,
se satisfait le Neuchâtelois.
Une longue liste dʼattente
La variété française ancienne et actuelle constitue le registre le plus joué par le groupe. Fiori, Pagny et Angèle y figurent en bonne place. Et cʼest vrai que ça marche. Crescendo nʼa cessé de grandir depuis sa création. À un point tel que plusieurs dizaines de personnes figurent sur liste dʼattente pour intégrer le collectif.
Notre petite cinquantaine de membres actuels est parfait à gérer pour les répétitions que lʼon fait chaque semaine tout au long de lʼannée. Et de toute manière, nous sommes limités par lʼespace sur scène donc on pourrait difficilement augmenter drastiquement ce chiffre.
Et dire que tout avait commencé avec huit courageux lors de la première répétition.
Chanteurs amateurs et encadrement professionnel
Aujourdʼhui, cʼest un véritable spectacle qui se passe sur scène.
Lʼune de nos particularité est de proposer dʼautres choses que du chant. Il y a une mise en scène qui permet de donner un côté spectacle à notre prestation. Il nʼy a pas dʼhistoire en filigrane mais cʼest dynamique, on utilise lʼespace.
Lors des éditions anniversaires, des vedettes romandes ont également été invitées à venir passer une tête. Marie-Thérèse Porchet ainsi que Cuche et Barbezat sont de celles-là.
Le mélange est un élément central dans lʼunivers du groupe mené par David Lack.
Si nos chanteurs sont des amateurs, dans le sens quʼils ne vivent pas de cette activité, ce sont de vrais professionnels qui sʼoccupe de lʼencadrement. Le son, la lumière et la mise en scène sont entre les mains de pros. Et les musiciens sont tous dʼun excellent niveau également. Ça permet à nos chanteurs de se produire dans des conditions professionnelles.
Voilà un argument tout trouvé pour expliquer la longueur de la liste dʼattente du groupe.
Violon, piano, chant…
Sʼil est bien entouré, le Traversin peut aussi compter sur son propre bagage pour faire la différence.
Je suis issu dʼune famille très musicienne. Jʼai commencé le violon à huit ans. Jʼen ai fait de longues années. Puis jʼai enchaîné plusieurs formations dans les orchestres de chambre et les orchestres symphoniques. Puis je me suis mis au piano et jʼai suivi une formation à lʼEJMA de Lausanne (Ecole de Jazz et de Musique Actuelle). Le chant est venu ensuite grâce à différents workshops. Voilà avec quoi jʼai pu développer mon registre vocal.
Chacun de ces pas lʼa rapproché un peu plus de son poste de chef de choeur. Son parcours jusquʼà Crescendo a donc été progressif. Finalement, à 53 ans, David Lack peut déjà cocher trente années de labeur comme professionnel.
Et ça, comme le reste, va crescendo !
Kevin Vaucher