Volleyball lna
La coupe déborde
Dimanche passé, Valtra était privé de son coach Luiz Souza, malade. Cʼest son assistante Ana Silva qui avait la responsabilité de lʼéquipe face à Cheseaux. Cela sʼest finalement soldé par une défaite 0-3 (14-25, 14-25, 19-25). Mais cʼétait un simple tour de chauffe avant les deux rencontres décisives qui sʼavancent devant le club aujourdʼhui. Plus personne ne peut se cacher, cʼest lʼheure de vérité et chaque joueuse doit montrer son jeu. On prend la température du vestiaire avec Luiz Souza.
Avant dʼévoquer ces deux rencontres qui vont déterminer les huit équipes qualifiées pour les play-off de LNA féminine, un petit topo sur le classement sʼimpose. Lugano, Val-de-Travers et Toggenburg sont à la lutte pour le dernier ticket. Lʼavantage est aux Tessinoises aujourdʼhui puisquʼelles ont totalisé huit points, soit deux de plus que Valtra. Les Luganaises essuient des cas de Covid depuis ce week-end et elles comptent désormais deux matches en moins que les Vallonnières. Les joueuses de Luiz Souza nʼont donc plus totalement leur destin entre les mains.
Le duel Lugano-Valtra
Mais elles gardent dʼexcellentes chances de se qualifier puisquʼelles doivent normalement affronter… Lugano ce samedi au Tessin. Un succès leur permettrait de repasser devant au classement. Au moins temporairement. Et comme Valtra jouera sa dernière carte le 5 février à espaceVal contre la lanterne rouge Toggenburg, trois unités supplémentaires sont envisageables. Lʼéquipe saint-galloise nʼa engrangé que trois points jusque-là et vient de se faire sortir de la Coupe de Suisse par une formation de LNB. Il semble peu probable quʼelle puisse éviter la dernière place. Cʼest donc sans doute vers un duel avec Lugano que Valtra se dirige.
Faire fi de la fatigue
Si tant est que les Tessinoises puissent reprendre la compétition cette semaine, le programme qui les attend sʼannonce corsé. En plus de Valtra, elles devront se mesurer au NUC (1er), à Guin (5e) et à Genève (7e). Tout ça, probablement en lʼespace de quelques jours pour rattraper les rencontres qui ont dû être reportées après les cas de Covid détectés au sein de leur équipe. Les filles de Luiz Souza en savent quelque chose, elles qui ont affronté quatre adversaires entre le 15 et le 23 janvier.
Cʼest un facteur à ne pas négliger. Je pense que mon équipe était un peu fatiguée dimanche contre Cheseaux ,
expose le coach brésilien.
Des retours qui font du bien
Il est vrai que sur ces quatre matches, trois ont été disputés à lʼextérieur, ce qui ajoute la variable « voyage » à lʼéquation.
Et pour être complet, on peut aussi ajouter que lʼeffectif était réduit à ce moment-là en raison de différentes absences pour problèmes de santé.
Heureusement, tout est en train de rentrer dans lʼordre actuellement et il devrait pouvoir compter sur tous ses atouts maîtres pour la double échéance clef qui arrive. Mais cette défaite 0-3 contre Cheseaux nʼa-t-elle pas freiné la belle dynamique que lʼon avait aperçue depuis quelques rencontres et notamment à Schaffhouse ?
Non, je ne crois pas. Jʼai toujours dit que nous avions une bonne équipe et je le pense encore. Ce nʼest pas une défaite qui remettra ça en question.
Plusieurs plans dʼattaque
Avec le retour de certaines joueuses, Luiz Souza devra faire des choix. Je dirais même quʼil devra faire les bons choix. A-t-il déjà un plan dʼattaque dans sa tête et un six de base bien établi ?
Il faut savoir réagir au bon moment car chaque partie est une histoire différente. Jʼai plusieurs compositions dʼéquipe et plusieurs solutions disponibles en tête. Reconstituer le « six » qui avait montré de belles choses à Schaffhouse en est une parmi dʼautres.
Le coach ne souhaite pas dévoiler ses cartes trop tôt, on verra donc sur le terrain lesquelles il choisira de sortir au moment de montrer son jeu.
« On peut le faire »
Il sʼagira surtout de miser sur des joueuses capables de garder leur calme car lʼexcitation des grands rendez-vous commence sérieusement à monter dans le vestiaire. Cʼest là et cʼest maintenant !
Il y a un mélange dʼexcitation et de pression. On doit essayer de le gérer efficacement et on doit surtout donner notre meilleur. Il ne faut pas calculer, on doit juste tout donner car on peut le faire. Même si certaines parties ne se sont pas toujours forcément passées comme on aurait voulu, il faut les oublier et travailler dur.
À la fin de lʼhistoire, personne ne se souvient comment un succès a été atteint sʼil a été atteint. Valtra a deux rencontres pour écrire sa propre histoire. Oui cette fois cʼest lʼheure et il vaudra mieux être à lʼheure car lʼhistoire nʼattend pas les retardataires !
Kevin Vaucher